Jeudi 21 octobre 2010 4 21 /10 /Oct /2010 22:52


 

La psychiatrie perd son âme peut-on dire quand on sait que les nouveaux infirmiers vont sortir de la fac, cela engendre des craintes qu’il ne faille pas refuser de voir en face .

Déjà les nouveaux décrets vous invitent à venir valider votre nouveau titre pour ceux qui sont sortis des écoles à la Fac.

Mais les patients dans tout cela comment vont-ils être soignés ?

Parlons du temps où on était réfèrent mais par choix du patient ,c’est-à-dire c’était bien lui qui souhaitait que nous le prenions en charge avec d'autres  personnes de l'équipe mais avec un choix initial orienté vers le soignant réferent.

Ainsi arrivé dans le service, il était courant de faire « le tour » du service et d’aller à leur rencontre, de prendre de leurs nouvelles après un échange avec les collègues sur la situation du service en général et sur les patients en particulier.

Comme je l’ai déjà dit certainement je me souviens des paroles d’un vieux chef de service qui faisant irruption dans le bureau infirmier  lors de son passage demandait qu’il y a t-il à signaler ?

Rien de particulier Docteur et sa réponse était imparable : sachez Monsieur qu’en psychiatrie, il se passe toujours quelque chose de plus ou moins important pour les patients !

Belle leçon à retenir tout au long de sa carrière car c’est vrai passer huit heures dans un service, il se passe toujours quelque chose avec les patients, c’est à nous de le découvrir !

Sitôt les consignes passées par exemple je me souviens des infirmiers et infirmières de l’équipe précédente lors des transmissions des consignes, avec Melle x on a pu rien en tirer ce matin impossible de lui faire sa prise de sang !

C’était vrai certainement, mis le sens de la mauvaise humeur, il faut essayer de faire une approche différente afin d’avoir en premier lieu une mise en confiance, et en second lieu comprendre le pourquoi de la chose !

Et croyez vous ce qui se passe dans ces cas-là ,où un ,ou une autre a échoué, il faut rétablir le lien de confiance et emmener petit à petit à accepter  soit son traitement injectable, soit une prise de sang, ou autre.

On retrouve dans ces cas-là le ou la patiente avec qui  faudra bien arriver à un accord sans violence si possible, je le souligne bien.

Dans ce métier si on utilise divers stratagèmes ,il faut s’y tenir, si le patient vous fait du chantage à vous de ne pas vous laisser faire ,s’il devient violent ou opposant à vous de calmer le jeu car sinon, on arrive à rien !

Mais qui va comprendre que nous pouvons passer un jour à faire un traitement retard ?

Pas beaucoup de gens généralement, et si on fait ce métier c’est bien pour cela, pour notre patience qui fait notre force, par pour que l’on soit incompris !

Reste que notre patient pour qui nous assurons ce prise en charge dans un mois quinze jour trois semaines quand il faudra refaire une injection de traitement retard ne  recommence pas à opposer un refus !

Le soin en psychiatrie qui  est bien  spécifique est réservé à des gens qui sont formés pour cela ……

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 5 janvier 2010 2 05 /01 /Jan /2010 03:27




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De quel droit ?

Comment et de quel droit certaines personnes pourraient rayer un morceau de l’histoire de la psychiatrie afin d’assouvir leur besoin d’espace pour un parking !
Je rejoins les défenseurs de ce lieu de sépulture historique, tel que le Professeur Bénezech président de l’association de réhabilitation  de cet endroit.crée en 1922, ce cimetiere a accuelli des milliers de patients,et est les 985 tombes actuelles sont à l’abandon.
Le " cimetière des fous " est en effet l’un des six derniers témoignages comparables du lourd passé psychiatrique de la France... et l’histoire de la commune. " C’est un site exceptionnel, a rappelé  le Pr Bénezech. Il est indissociablement lié à sa tradition hospitalière et d’enfermement, devenu asile d’aliénés en 1838 puis centre hospitalier ". À l’asile, de Cadillac ont été internés, et sont morts, des " fous " venus de toute l’Europe... y compris des locaux, pas forcément malades .
Le Maire de la commune aurait voulu rayer définitivement ce pan de l’histoire de France, de la psychiatrie, il ne pouvait mieux s’y prendre ! Cela l’empêche-t’il de dormir de se souvenir de ces gens qui ont souffert et sont morts dans l’hôpital de sa commune ?
Le débat tellement animé et les défenseurs ont gagné un grand pari celui de ne pas faire oublier cette partie de l’hôpital psychiatrique de Cadillac,puisque ce lieu devrait devenir un endroit de mémoire .grande bataille gagnée contre les irréductibles gestionnaires de terrain qui n’ont aucune complaisance envers ceux qui ont été enfermés ! Des visites sont organisés sur ce lieu .
Petit coup de cœur qu’il fallait faire connaître !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mercredi 28 octobre 2009 3 28 /10 /Oct /2009 02:35
Revenons à nos moutons

Les patients sont toujours imprévisibles aussi bien dans leurs relations avec nous que dans la confiance que l’on peut avoir avec eux qu’ils respectent ou pas !
C’est ainsi que lors d’accompagnements, on est un peu sur le qui vive, car il se peut que l’on se retrouve planté, et c’est à nous de savoir calculer les risques !
Une histoire de transfert, c’est toujours un peu difficile, car on a connu la personne ,le patient, et l’on revient le ramener d’où il est parti car il a trahi justement cette confiance des soignants ou bien on l’accompagne dans un centre fermé de soins psychiatriques comme il y en a quatre en France, et là c’est différent, il doit y arriver sous- escorte. C’est une autre décision, pour laquelle nous ne sommes pas impliqués mais juste pour le transporter à bon port.
Toujours les meilleures taches pour nous !
Alors voilà quelques histoires de transfert plus ou moins drôles, étant donné que j’étais toujours volontaire pour ceux-cis surtout à longue distance !
Un transfert à Paris, c’est plusieurs jours si vous venez de province, donc vous avez le temps de prendre du bon temps !
Le principe et là pas de cadeau c’est amener la personne à bon port c’est-à-dire dans un centre spécialisé ou plutôt un centre  de soins réservé.ce qui est fait de toute la France dans la journée généralement.
Avec un chauffeur et toujours deux infirmiers !
Donc il vous reste le temps encore le soir de retrouver des copains à Paris et de profiter du bon temps !
Ensuite tout le temps de repartir vous sont est accordé donc  pas de privations !
Retour sur deuxième transfert, direction une autre ville de France, et un hôpital inconnu dans une région inconnue pour nous mais le patient était parti de cet endroit et donc après un accueil dans notre service renvoi dans sa région et accompagnement !
Mais voilà un bon contact avec lui nous mets tous en confiance ,et il nous avoue si je suis parti c’est que là-bas ils vont m’enfermer  encore une fois vous allez voir !
On a beau le rassurer sur ce point, cela nous paraît tellement évident que son état ne le mérite pas, mais il maintient son discours et nous assure que ce sera fait dès son arrivée. On a beau le rassurer, il n’en démord pas !
Heure du repas arrive et l’on est dans sa région pas loin de l’hôpital qui l’attend de pied ferme d’après lui !
Il nous indique des adresses de restaurant, et nous lui proposons de manger avec nous avant de l’emmener vers son destin !
Ce qu’il ne refuse pas et bien au contraire,il nous dirige vers un endroit où il semble être tellement connu dès son arrivée, il tutoie tout le monde et dit qu’il vient manger avec des amis !
Dans ces cas-là, on se dit ou c’est des copains à lui et jamais on pourra l’emmener à l’hôpital, ou bien il va nous jouer ripp s’il connaît la boutique !
Reste la solution de la confiance ,on a la réflexion rapide dans ces cas-là , il est content de retrouver sa famille, nous sommes à moitié sur nos gardes et on lui accorde notre confiance et que croyez-vous qu’il se passa ?
Il a commandé les menus des spécialités de sa région pour nous, nous avons traîné un peu sur la fin du repas et nous l’avons emmené dans cet hôpital qu’il craignait tant !
A l’arrivée, portes ouvertes, nous sommes bien reçus ,mais lui un peu moins bien ,on nous fait visiter le service et l’on entend au loin vous voyez ce que je vous ai dit, ils vont m’enfermer  de suite !
On nous montre un service ouvert, qui semble bien respecter les droits des patients, mais au moment de partir la porte est fermé à clef !
Alors nous avons accompli notre mission, mais pas de gaieté de cœur quand on voit comment sont traités les patients dans certains endroits, ça laisse à réfléchir .
Encore un transfert,cette fois ci en avion !
Donc départ en avion,passge par Paris et re départ en avion,mais problèmes pendant le vol pas notre patient, l’avion !retour à Paris, re départ de Paris,et enfin patient arrivé à destination dans une clinique privée tard le soir !
Pas de chance pour nous autant nous avons étés très bien reçu a destination ,pour la soirée, le retour du lendemain a été raccourci et nous avons eu un week end très court !
Comme quoi les transferts c’est très variable !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mercredi 7 octobre 2009 3 07 /10 /Oct /2009 02:48
La psychiatrie une grande famille !

Pourquoi, de la psy, on passe à beaucoup de choses, tout simplement chacun y trouve « sa voie de spécialiste », d’une part et d’autre part les classifications systématiques de gestion des maladies et non des patients font que certaines maladies disparaissent purement.
C’est-à-dire que l’on ne va plus trouver des gens atteints de maladies aigues ou chroniques, mais porteur d’une référence généralisée qui va rentrer dans le code international et qui pourra de ce fait être pris en charge et soignée !
On soignera ainsi un état et non plus une maladie et l’on se posera la question de savoir pourquoi on est en échec !
Je parle pour les psychiatres qui deviennent ainsi des spécialistes en toxicologies diverses, en alcoologie en systémique familiale en addictologie, en tout un tas de choses qui promettent bien des difficultés à ceux qui sont confrontés à la psychiatrie. Psychiatrie qui devient petit à petit le fourre tout de la société et non plus un endroit ou l’on peut être pris en charge correctement.
Des les psychiatres deviennent de plus en plus rares, et donc ce sont des médecins généralistes qui viennent assurer cette fonction, et deux on se retrouve plus vite enfermé que l’on peut le croire, Monsieur le Préfet sur demande du Maire après avis du médecin local vous tient enfermé jusqu’à guérison !
Mais guérison de quoi ? d’un état délirant ?d’une crise de folie passagère, c’est-à-dire d’une hallucination par exemple, délire mystique, trou noir épileptique, état d’agitation sous l’emprise d’hallucinogènes ? guérison de quoi et au nom du simple expert psychiatre qui jugera que vous ne serez plus dangereux pour la société, drôle de responsabilité me répondrez-vous !
Alors reste en psychiatrie encore quelques patients qui ont leur place certes, mais on constate qu’actuellement les placement fermés sont plus nombreux que les placements libres,ce qui fait dire que les obligations de soins décidées au tribunal lors du procès sont peu de signes de sécurité,que les portes s’ouvrent souvent pour beaucoup de gens qui n’ont rien à faire en psychiatrie,et que les trois quart du temps aussitôt rentrés aussitôt sortis car il faut de la place pour les autres !
C’est aussi la preuve que si les gens sont de plus en placements fermés il y à bien des difficultés en quelque part soit à soigner soit on est plus tranquille ainsi aussi bien les soignants que la société mais cela montre aussi certaines incapacités
Alors prise en charge en psychiatrie, je veux bien, mais le stomatologue qui soigne en ce moment en psychiatrie me fait peur, autant que généraliste qui n’a aucune formation et qui officie lui aussi en psy !
Je crois que les derniers infirmiers qui restent encore avec une formation solide en psychiatrie vont totalement disparaître d’ici peu, et le soin en psychiatrie disparaîtra avec eux,non pas que ceux qui sont sur le terrain ne soient pas capables,mais qu’ils aient beaucoup de difficultés à soigner des gens en psychiatrie ne m’étonnerait pas !


Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Lundi 17 août 2009 1 17 /08 /Août /2009 04:36
Combien de fois avons-nous eu affaire à des difficultés pour un prise en charge soignante, surtout quand la violence s’en mêle,cela est encore plus dur !
Mais nous savons gérer à notre niveau ces situations, et à chaque fois on nous apprend une nouvelle leçon dans laquelle la subtilité  est le moyen le plus sûr d’arriver à contenir un « agité » car c’est souvent des hommes plus que des femmes qui sont dans cette situation.
Je me souviens de ce maniaque dont nous avions l’habitude de le prendre en charge ,et qui une fois était rentré jusque devant le service avec sa voiture ,vociférant dans un  état excité ,il avait sorti le chalumeau de sa voiture qui l’avait emporté, allumé celui-ci, et nous défiant de nous approcher se faisait fort de nous cramer à tous !
Parlons nous de soins dans ces cas-là, on rigole ! Mais ne nous parlez pas de violence, ce n’est pas nous qui l’utiliserons !
Par contre si je suis là en train de vous parler c’est que personne n’a été « cramé »,ni moi ni les autres ,mais je me souviens toujours par quel biais après des longs moments de palabre nous sommes arrivé à maîtriser ce brave monsieur ,qui voulait simplement que l’on s’occupe de lui dans l’état où il était et être soigné car il en avait marre de « sa manie » !
Celui qui sautait dans les arbres et montait aussi vite qu’un chat n’était pas plus dangereux qu’un autre il suffisait de le cueillir à la descente !
Celle qui était repartie avec sa voiture dans un état alcoolique avancé aussitôt descendue de celle ci,i n’avait pas été bien loin ,la porte de sortie de l’hôpital étant fermée elle avait dû se résigner à nous confier ses clefs  de voiture.
Celui qui nous avait menacé une nuit dans le bureau d’accueil en entrant et posant couteaux et autres gadgets sur le bureau et se rangeant dans un coin de la pièce nous  disant venez me chercher !
Allez donc chercher quelqu’un vous dans le coin d’une pièce !
Nous y sommes arrivés, avec des moyens que je qualifierais de n’être pas marqué dans les manuels de psychiatrie, sans trop de casse !
Allez chercher vous quand le cadre vous envoie (car ils ne sont jamais là dans ces cas-là ), en plein village le forcené équipé d’une barre de fer qui vous dit encore une fois approchez !
Et comme nous ne devons pas des mercis à la police locale qui avait refusé de venir de nous prêter aide, nous avons laissé le personnage dans son état, et la police à bien été obligée de l’emmener à l’hôpital, alors que nous étions venus le chercher avec un chauffeur et une ambulance  !
Beaucoup d’exemples sont encore dans ma mémoire de ces moments violents certes, mais dans lesquels nous arrivions sans nous vanter à nous sortir d’affaire et toujours à pouvoir prendre en charge le patient agité ! ou en demande de soins qui le faisait comprendre à sa manière !
Et contrairement à ce que l’on pense, souvent la personne était reconnaissante de l’avoir prise en charge et soigné après son rétablissement.
Il y en a que l’on n’a jamais revu, d’autres qui étaient habitués de ce genre de manifestations théâtrales, qui impressionnaient beaucoup quand il y avait du monde, mais qui ne nous faisait jamais peur, sachant à qui nous avions à faire.

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Jeudi 16 juillet 2009 4 16 /07 /Juil /2009 04:56
La polyvalence

Être infirmier en psychiatrie était signe de polyvalence complète !
Non seulement il fallait prendre en charge des patients comme l’on dit,mais également assurer un niveau de vie à la hauteur des capacités des personnes dont nous avions la charge  suivant leurs possibilités.
Inutile de parler pour certaines personnes de sortie de « l’hôpital » où elles étaient entrées un jour, car elles seraient bien incapables pour certaines de ne pas vivre assistées en permanence. Donc il fallait non seulement assurer un certain niveau d’autonomie ,et dans ce dessein bien des taches nous étais attribuées en plus dans notre fonction.
Considérer la personne dans sa globalité - en tant qu'être bio-psycho-socio-spirituel - et l’accompagner.
Donc le dimanche accompagnement à la messe par exemple était un rituel immuable ,faire venir le prêtre à la demande du patient,passage du procureur de la république auquel le patient devait demander par écrit un rendez-vous, s’il souhaitait le rencontrer, rencontre d’un expert, accompagner sur une tombe, à un enterrement, à un match sportif, sous la responsabilité d’un infirmier ou infirmière ou plusieurs suivant les cas étaient des taches complémentaires de la fonction.
Qui aurait pu penser qu’une fonction d’infirmier était aussi grande !
Mais il avait aussi les relations extra hospitalières à assurer,divers problèmes ,logement, employeur,famille et visites,heureusement les assistantes sociales ont pris une partie de ces taches au personnel soignant, ce qui lui a permis de pouvoir en assumer d’autres encore plus lourdes de responsabilités !
L’infirmir(ere)fait appel à différentes interventions qui sont exécutées de façon indépendante ou en collaboration avec d'autres professionnels de la santé et qui doivent s'inscrire dans le cadre législatif et déontologique fixant les limites de l'autonomie de l'infirmier. Celles-ci sont argumentées et consignées dans la démarche de soins infirmiers.
Voilà le mot est lâchée démarche infirmière !
Déterminer les dépendances réelles ou potentielles de la personne pour satisfaire ses besoins fondamentaux ;
 Déterminer les causes de ces dépendances (qu'elles soit de type pathologique ou non) seul ou en collaboration (avec notamment le médecin) ;
 Déterminer les besoins de la personne avec sa participation, en fonction de sa maladie ou de sa souffrance ;
Interventions techniques :
Élaboration de la démarche de soins infirmiers avec pose d'un diagnostic infirmier prédominant ;
 Pose d'objectifs de soins en fonction du diagnostic infirmier retenu et des données médicales, constituant le projet de soins de la personne ;
   Élaboration d'actes de soins, seuls ou en collaboration avec l'équipe pluri-disciplinaire, en accord avec la personne et en fonction de ses ressources ;
Interventions d'évaluation
Évaluation des résultats escomptés au fil de la prise en soins de la personne ;
 Réactualisation du projet de soins en fonction de l'atteinte ou non des résultats escomptés.
Et pendant que l’on s’escrime à calculer tout cela le patient se retrouve coupé de sa relation privilégiée avec le soignant,le patient ne comprend plus ,l’infirmier lui s’il comprend que sa responsabilité est de plus en plus engagée, qu’il doit rendre des comptes, alors qu’avant on constatait le bien être du patient qui confirmait une bonnne prise en charge.
 Soins et procédés visant à assurer l'hygiène de la personne et de son environnement ;
Surveillance de l'hygiène et de l'équilibre alimentaire ;
Dépistage et évaluation des risques de maltraitance ;
Aide à la prise des médicaments .
Vérification de leur prise .
Surveillance de leurs effets et éducation du patient ;
 Recueil des observations de toute nature susceptibles de concourir à la connaissance de l'état de santé de la personne et appréciation des principaux paramètres servant à sa surveillance : température, pulsations, pression artérielle, rythme respiratoire, volume de la diurèse, poids, mensurations, réflexes pupillaires, réflexes de défense cutanée, observations des manifestations de l'état de conscience, évaluation de la douleur ;
 Réalisation, surveillance et renouvellement des pansements non-médicamenteux ;
 Réalisation et surveillance des pansements et des bandages autres que ceux qui sont mentionnés à l'article R. 4311-7 ;
Prévention et soins d'escarres
 Recueil des données biologiques obtenues par des techniques à lecture instantanée suivantes :
 Urines : glycosurie acétonurie, protéinurie, recherche de sang, potentiels en ions hydrogène, pH ;
 Sang : glycémie, acétonémie ;
  Entretien d'accueil privilégiant l'écoute de la personne avec orientation si nécessaire ;
  Aide et soutien psychologique ;
  Observation et surveillance des troubles du comportement.
Entretien d'accueil du patient et de son entourage ;
  Activités à visée sociothérapeutique individuelle ou de groupe ;
  Surveillance des personnes en chambre d'isolement ;
  Surveillance et évaluation des engagements thérapeutiques qui associent le médecin, l'infirmier ou l'infirmière et le patient.
Voilà tout ce que l’on faisait habituellement ne change pas, la seule chose c’est qu’il faut passer un certain temps pour le faire c’est à dire que tout est chronométré !
Comment faire comprendre qu’une injection prescrite par un médecin ne pourra ce faire qu’en une ou deux heures en psychiatrie  !Alors que le temps qui vous est imparti en soins généraux est de moins de cinq minutes ! les technocrates ne sont pas des gens de terrain,ils arrivent sans aucune compétence si ce n’est que celle de gérer ,de rentabiliser,d’organiser de planifier ,sans aucune sensibilité à la prise en charge d’une personne à soigner .


Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mercredi 10 juin 2009 3 10 /06 /Juin /2009 04:15

Le bon temps

C’est vrai que de vivre une telle aventure ce n’est pas habituel, je rentre dans une profession en plein développement, qui ébauche à peine les prémisses d’une définition de certaines maladies classées sous le nom de psychiatrique. En plus les premiers traitements à peine adaptés dès les premières classifications par des médecins pionniers viennent aider à réduire ces maladies,peut être à guérir pour certaines même .
Oui drôle d’aventure donc je continue à raconter tout ce que j’ai vécu dans ce milieu, car c’est impossible actuellement que quelqu'un vive la même démarche, la profession ayant disparu comme par miracle !
J’ai déjà dit que les personnes en charge voyaient nos méthodes évoluer, qui aurait pensé qu’aussi rapidement on est passé de « l’asile » à un hôpital psychiatrique, puis un centre hospitalier spécialisé, puis centre hospitalier tout simplement, même si certains encore les nomment C.H.S.
Donc accompagner un patient en ville faire des démarches revient parfois a un moment de haute émotion pour celui-ci car ce n’est pas habituel, la vision des autres, simplement et leur regard dérobé en dit long. Le soignant professionnel lui doit faire preuve de beaucoup d’habileté dans cet accompagnement, car il faut aussi protéger la personne qu’il accompagne  de ces regards et ressentis dont il fait l’objet en tant qu’accompagnant aussi !
Tout se passe bien j’ai remarqué quand on voit que le patient n’est pas seul, qu’il y a « quelqu’un qui l’accompagne, qu’il n’est pas en liberté ou si, mais surveillée.
L’indifférence n’est pas la même quand on est vraiment seul en ville ou il est connu du quartier, des commerçants, du concierge, mais pas toujours des passants !
Pourquoi ils l’ont relâché ? Il ne pouvait pas le garder ? on serait tranquille !
Voilà la différence et c’est ainsi que chaque fois qu’un secteur de psychiatrie ça voulu investir le terrain en achetant un petit coin de ville les ennuis ont commencé !
Création d’un centre de consultation hôpital de jour, ou autres structures implantées en ville ont toujours étais synonymes d’ennuis divers. Pétitions, retardement des actes de vente ,refus de voir «le malade  psy » en liberté de le subir ,de le craindre, l’accepter,et généralement d’en  avoir peur !
Et parfois on nous a souvent dit tous les malades ne sont pas enfermés !
Dans ce contexte difficile de recevoir des gens dans une structure qui est une démarche plus simple que de venir dans un hôpital psy, ou le prise en charge seront plus généralistes !
Difficile de se faire accepter étant donné que l’on gêne le voisinage, même si les relations de voisinage paraissent de bon augure !
La psychiatrie ce grand tabou qui dure éternellement dans la tête des gens est un grand chantier de découverte inexplorée du fonctionnement humain encore à ce jour, alors comment dire on va soigner ceci ou cela ?
Avez-vous un ou une voisine qui à des troubles psychiques ?
L’évolution se ressent au cours des échanges avec le temps avec les personnes qui compatissent. Avant on disait tu travailles là-dedans, ce n’est pas gênant ?Et puis on ne dit plus maintenant je connais quelqu'un qui y a travaillé, mais je connais quelqu'un qui est ou a été hospitalisé pour tels ou tels troubles !
La société se reconnaît maintenant comme malade, car c’est là que l’on soigne quand il y a un problème, et la discrétion et le secret professionnels nous interdisent de dire qui peut être hospitalisé !
C’est bien, car si la société savait, elle aurait de drôles de surprises quant aux gens qui sont parfois hospitalisés et n’imagineront jamais que des notables de leurs villes ou leurs proches sont souvent dans nos lieux !




Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 02:20
Confirmation !

Un choix toujours assumé de cette profession car elle m’ a permis de pouvoir être heureux au travail ,mon seul désir étant de m’occuper des autres si j’ai parfois été critiqué certainement par-derrière comme pour tout le monde , je l’ai été moins souvent par les patients !
Quant vous prenez une personne en charge correctement il vous arrive que vous en êtes souvent remercié, je l’ai déjà dit, mais il me plait de le répéter !
Parfois il me semble que je suis le seul à recevoir ces messages d’amitié et de reconnaissance et je me suis posé la question de savoir si les autres en recevaient autant, non pas de paranoïa, rein qu’un constat !
Si vous êtes motivés par votre travail c’est qu’il vous plait ! Si vous arrivez en vous demandant ce que vous venez faire ici, la motivation n’est pas la même !
Mais j’ai souvent vu des gens arriver au travail en demandant aux autre s « t’en à pas marre de venir travailler ici ! » là il y à un problème  à envisager de sérieux, je qualifierai !
Si vous arrivez en disant, j’en ai marre je suis fatigué, on ne prend pas la chose sous le même angle ! Il peut y avoir de la fatigue ,des problèmes autres que professionnels, et l’on note une différence !
 Le problème souvent rencontré c’est l’abord du patient dans ces cas-là, et parfois il faut jouer le régulateur ,c’est-à-dire prendre en charge parfois le ou la collègue en l’aidant à passer un cap difficile qui se répercute au travail.
Le  patient ou la patiente ,lui ou elle, le ressent de suite si vous êtes un peu faible dans votre démarche professionnelle, et il peut, soit ne pas vous aborder, soit vous accabler encore plus de sa demande de soins !
Si juste un peu pervers le client, vous avez gagné le cocotier et là vous pourriez dire en sortant, il m’a foutu à plat !
Difficile à faire comprendre en dehors que vous avez passé des heures difficiles à supporter une clientèle qui vous est hostile ! La différence avec un psychiatre qui ne verra son patient qu’un quart d’heure par
Jour et pourra juger de son état et vous qui n’etes pas capables de juger aussi bien (vous n'avez été pas formé et n’avez  pas fait les mêmes études !) que c’est vous qui passez huit heures avec !
La différence est là comme j’ai dit plus haut dans un autre article, quand je suis rentré en psychiatrie, les premières paroles du grand chef infirmier, étaient pour moi d’un mémorable constat qui m’est souvent revenu à l’esprit :vous avez huit heures pour supporter les patients et eux en ont 24 pour vous occuper et je suis poli !
Donc l’espoir vient de la résignation ! j’ai choisi ! et si par moments un petit signe de reconnaissance vient de la part du patient, c’est un grand moment de plasir, si  J’ai bien choisi ce métier ce n’est pas dans cette attente, mais cela conforte tout simplement mon choix !
D’où un plaisir supplémentaire de dire oui j’aime bien mon métier  et dommage  pour ceux qui ne s’y sente pas bien, ont-ils choisi eux aussi ou était-ce simplement par besoin de trouver du travail ?
Parfois la question se posait en regard de certains qui eux ne se posaient pas la question !
Bonne époque où c’était quand même étrange de voir débarquer à la relève une famille complète qui venait au boulot !Le père ,la mère ,les deux enfants ! même équipe même horaires ,mêmes vacances ,mêmes jours de repos, et même service cherchez l’erreur !
Les médecins ne sont pas dupes non plus ils savent à qui ils ont à faire en tant que soignants, s’ils vous confient une tache à vous plus qu’a un autre, c’est qu’ils ont certainement plus confiance en vous qu’en une autre personne dans ce dessein !
Un médecin avait dit un jour en réunion, il y a des soignants qui sont faits pour certaines taches, d’autres pour faire autre chose, par exemple ,s’occuper des personnes âgées, grabataires, ou bien des enfants ou bien dans un service d’entrée, ou bien un service d’accompagnement, et si chacun s’y retrouve pourquoi obligé les gens à changer de postes !
La qualité du soin se retrouve là aussi et la bonne marche du service également !
Notons aussi que bien souvent il y a une entente dans les équipes avec certaines personnes pour travailler et moins avec d’autres !
Certains seront souvent en maladie, d’autres jamais, d’autres passeront leur temps à râler, d’autres seront plus discrets, et il faut y mettre du sien pour s’accorder avec tout le monde.
Comme je disais plus haut bien souvent les critiques de collègues se feront souvent en votre absence et quand vous entendez certains (toujours les mêmes critiquer) ,vous pouvez penser que demain ce sera votre tour inéluctablement !
Mais le plus souvent ce n’est que superficiel entre collègues, mais si c’est le tour des chefs il ne leur manque rien !
Reste le constat que le patient sait à qui il a à faire ! et souvent vous le fait ressentir en bien ou en mal !
 Bien sûr cette belle époque est terminée,actuellement vous êtes plus en train de courir pour aller au plus vite assurer un soin soi disant de qualité avec les moyens du bord, c’est-à-dire peu de soignants qualifiés,bien moins de temps à consacrer au patient, de plus en plus de désorganisation des soins because organisation des soins !
Et finalement tout le monde est insatisfait de tout !
Les patients de leur prise en charge, les soignants par des charges de plus en plus lourdes, les responsables par le besoin de quantifier ce qui rapportera le plus à l’hôpital, et être hospitalisé par ces temps  si (sic) c’est prendre le risque de courir des risques !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 03:57
Un chrono à la main peut être un jour

Les temps changent et nous ne passons plus du temps à parler avec une personne, ( ce que nous n’avons jamais fait, on écoute toujours  soignant en psychiatrie davantage que l’on parle), mais nous devons « faire des entretiens  infirmiers » !
Je ne sais pas qui est le charlot qui a copié les techniques de soins québécoises pour les imposer en France, je ne veux pas le savoir, mais je sais une chose que je n’ai jamais pu apprendre à une personne en formation à faire un entretien infirmier, et j’avoue mon impuissance devant ce fait !
On sait écouter ou l’on ne sait pas, et bien sûr une fois de plus des décideurs savent que ce doit être ainsi, et pas autrement, dommage que ce soit des gens qui ont jamais bossé ailleurs que dans des bureaux qui aient la prétention de venir nous dire ou nous apprendre ce que l’on doit ressentir dans un dialogue avec un patient !
Ainsi on ne parle plus avec des gens d’après nos technocrates, on fait des entretiens, et l’on doit faire un rapport sur ce fait la psychiatrie évolue pour s’enliser encore plus !
Le fond ne changera rien à la forme, ce qui est secret sera toujours secret !
Les infirmières  et infirmiers en psychiatrie  furent acteurs durant 70 ans d'une des plus grandes évolutions humanistes que la société française ait vécu.
Ainsi les infirmières et les infirmiers en psychiatrie ont disparu, j’ai eu cette grande chance de vivre cette aventure exceptionnelle, unique au monde, avec ses évolutions, dans le métier entre mouvance reconnaissante, non reconnaissante pour arriver un jour à la mise à mort de ces professionnels !
Grandes luttes pendant des années, essais d’être enfin des spécialistes reconnus, jalousies d’autres professionnels obligent, la fin des infirmiers (ères) en psychiatrie à un jour tapé à la porte du refus total de valeur
Qui ne seront jamais retrouvées !
Mais qui donc pourra faire aujourd’hui une reconstruction d’histoire personnelle ?
Voilà cette merveilleuse histoire vécue …….
Dans le service où je travaille une jeune femme avec qui j’ai une bonne approche, vient me dire au cours d’une discussion, je spécifie, qu’elle ne se souvient plus de tout depuis qu’un jour, un élément traumatisant  était venu lui perturber son existence.
Laissant cette  information qui n’est pas une demande soyons clair juste un constat, sur le bord de notre échange, je ne fais pas mine d’ignorer cette importance, et je poursuis un instant cette conversation pour vérifier ses dires. Comprenant aussitôt que le fait qu’elle soit dans ses lieux depuis de nombreuses années n’ était pas anodin, connaissant brièvement son histoire qui n’avait jamais auparavant été exploitée, je fais le lien avec ce bouleversement de sa mémoire,et c’est parti pour une grande aventure !
Cette jeune femme à travers ses dires en fait souhaitait être aidé pour y voir clair dans sa vie, je n’ai pas loupé cette main tendue, et pendant deux ans, oui deux ans nous avons échangé ensemble ses propres souvenirs afin de les remettre en ordre !
Toutes les semaines nous nous sommes  donnés un rendez vous pour écrire ses morceaux de vie à travers ses souvenirs et les mettre en ordre.Elle partait à la fin de chaque rencontre avec moi en emportant ce morceau de papier afin de vérifier dans la semaine si tout ce qu’elle avait dit était exact, et éventuellement rectifier la semaine après !
Deux ans d’échanges deux ans de remise en ordre, et magiquement tout se remettait en place depuis ce moment ou elle avait subi un traumatisme, et tout avait été bouleversé.
Un grand moment deux ans, c’est long ou j’en ai appris de belles choses, que personne ne savait mais qu’il était important de connaître, car nous étions tout le temps en échec avec elle pour toute tentative de resocialisation.
Il y avait des éléments personnels non connus, des diplômes des moments de vie inconnus de toute l’équipe très intéressants.
L’important c’est que cette personne savait que tout ce qui était écrit resterait dans son dossier médical, a moins quelle ne souhaitent pas y marquer des éléments trop personnels.
A partir de ce moment-là, on reprenait toutes les semaines ensemble ce document dans son dossier et l’on continuait à avancer petit à petit.
L’autre importance c’est que l’accès à ces écrits était ouvert à toute l’équipe et ils pouvaient êtres consultés avec son accord encore une fois je précise.
Là était toute la base de son déséquilibre mental qui commençait à être perçu grâce à ce travail que nous avions entrepris ensemble.
Puis un jour, elle est arrivé en disant c’est terminé, j’ai tout remis en place, maintenant je me souviens de tout.
Elle fut prête à être insérée dans la société, ce qui fut fait petit à petit en collaboration avec d’autres équipes et elle vit maintenant ailleurs à l’extérieur.
Voilà du travail infirmier qui donne satisfaction, non pas que l’on ait l’impression que l’on a « sauvé quelqu’un, » mais que cela l’a beaucoup aidé à revivre ailleurs que dans un hôpital pendant plusieurs années.

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Vendredi 10 avril 2009 5 10 /04 /Avr /2009 03:35
Un centre de recherche actif

Après les écrits, je participe à la conception du petit journal du centre, puis au travail de recherche puisque le chef nommé a fait une formation à la recherche infirmière à la Faculté, il voit que cela m’intéresse et donc petit à petit la recherche va se développer  et j’y participerais  avec lui.
Je continue  à partager ce  travail de l’écrit professionnel, quoi écrire et ou, comment, pour qui, on affine le travail d’écriture des soignants, je publie un ou deux textes de fiction et de l’écrit infirmier celui-là en commun et nous partons toute une équipe présenter nos travaux respectifs dans des congrès et journées infirmières !
Succès confirmé de notre travail, nous sommes dans la bonne voie, car nous avons su montrer que certains professionnels réfléchissaient à ce qu’il faisait !
Publication sur Internet un site nous est dédié, tout roule !
Mais qui bénéficie de tout cela au final ,les patients bien sûr car à travers l’organisation de notre travail, le temps nous manque moins, et nous sommes plus disponible pour eux.
Il arrive que l’on se retrouve à lire la presse, magazines et autres avec des patients par exemple, oui j’ai dit soignant en psychiatrie ou que l’on commente l’actualité, oui j’ai dit, on passe du temps avec des gens que l’on soigne !
Et parfois à travers ces échanges, il va se dégager de grands moments avec des gens qui finalement savent que nous sommes là pour eux et ils sont rassurés.
Ces moments dans notre vie de soignants peuvent être aussi des situations ou le patient ou la patiente peut se confier sur certaines choses sur lui, qui seront des secrets qui n’auront rien à voir avec ce qui l’a emmené à se retrouver en psychiatrie.
Ces confidences ne seront jamais dévoilées parfois par le soignant car d’une part c’est une marque de confiance, et cela n’apporterait rien de plus pour faire avancer un soin !
Chacun pourra repartir un jour avec le secret de l’autre,aussi bien soignant que soigné et personne n’en saura rien !
Dans les écrits, il faut savoir faire la part des choses, et nous ne sommes pas obligés de rapporter ce que l’on sait parfois si cela ne regarde personne.
Mais aussi ce secret peut permettre de comprendre certaines choses sur une situation sur un état de mal être qui a amené la personne dans cet état.
Dans ce cas-là  à nous de savoir utiliser discrètement ce secret pour aller plus loin dans le soin sans le dévoiler obligatoirement.
Voilà comment on peut passer des heures à avoir plaisir à discuter avec une personne, mais au bout d’un moment, dans le temps, on s’est retrouvé confronté à une classification de ce temps infirmier !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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