Petite précision
Je viendrais ajouter pour continuer l’histoire de la sectorisation que cette définition de la prise en charge de la population délimitait un nombre défini de personnes sur un lieu géographique
donné.
Cela permettant aux soignants de s’intégrer dans un système de soins, de prévention au plus près de la population en créant une approche précise avant l’hôpital. Le service public au service du
public !
Nous verrons plus tard que ce qui a été organisé à cette époque n’est plus valable actuellement, les mêmes qui ont prôné cette évolution la rejetteront plus tard sous divers prétextes d’économies
du soin !
Alors que certains hôpitaux ont tout misé sur un travail de proximité en se donnant les moyens, d’autres n’on pas fait de même !
On se demande pourquoi les services d’urgences psy sont saturés parfois, il n’y à pas loin a chercher .
Par thact
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Difficile à raisonner !
Il semble qu’actuellement dans cet hôpital que j’ai quitté depuis longtemps, les infirmiers sont réquisitionnés pour aider les gendarmes du gign à aller chercher les patients chez eux qui semblent
dangereux,ou tout simplement agités. Pourquoi, d’une part, les infirmiers connaissent souvent la personne, les lieux, ce qui est utile pour une intervention, et le contexte familial, social,
habituel de la personne. Il semble que ce soit une collaboration efficace qui soit mise en place.
Effectivement on pourrait penser que cette manière n’est pas très orthodoxe,mais elle se passe tout le temps en douceur et sans violence avec des professionnels qui coordonnent leurs actions .rien
avoir avec des interventions traumatisantes de police de l’époque !
Voilà un métier qui évolue .
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Récupérateur d’agités !
Donc voilà aussi les joies et les contre parties de la sectorisation, la psychiatrie à domicile mais à nos risques et périls.
Pour information le SAMU n’existe pas encore.J’en sais quelque chose car en tant que bénévole de la sécurité civile, nous n’avons que des ambulances pour intervenir avec les pompiers.
Par contre ailleurs on verra que le SAMU sera utile dans d’autres situations.
Du coup le préfet habilité a délivrer des P. O. à l’époque ce sont des placements d’office dont la loi date de 1838 en profite pour décider que comme il y a des spécialistes sur le secteur
des infirmiers baraqués, ils iront chercher les gens dangereux chez eux !
Là le préfet est gentil ,mais il arrive parfois que l’on ne trouve pas les gens ou l’on nous a indiqué d’aller se faire agresser. Donc la police va les chercher, on veut bien les aider d’accord
mais pas plus.
il nous envoie au carton,c'est son problème ,pas le notre !
(De toute ma carrière, je ne me suis fait agresser qu’une seule fois par une personne en état d’excitation extrême ,qui avait réussi à rentrer dans l'hôpital ! )
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.Intervention à domicile et soins
N’empêche que certaines pathologies sont parfois difficiles à gérer,bien que nous sachions qu’elles sont cycliques pour certaines psychoses, ou bien tributaire de l’environnement social familial où
autres il y a des moments où nous arrivons à l’extrême. Je me souviendrais toujours de l’épouse de ce monsieur, qui étant arrivé au bout du rouleau nous avais contacté pour faire hospitaliser son
mari. Je m’étais rendu à domicile ayant l’habitude de suivre ce monsieur chez lui en soins, avec un traitement retard. Un traitement injectable qui fait un effet pendant plusieurs jours
semaines ou mois même, les traitements évoluent en même temps que la psy. Arrivé à son domicile, l’épouse me donne les clefs de l’appartement me dit qu’elle ne veut pas voir ça et me demande de
faire hospitaliser son mari une nouvelle fois, sa crise étant revenue depuis 3 jours.Le Monsieur me reconnaît, pas de problème pour son injection habituelle, ce qui le détent, et lui aussi est
d’accord pour venir à l'hôpital. Donc appel des pompiers à qui nous demandons de la discrétion par rapport au voisinage et par respect et monsieur est dirigé vers l’hôpital sans problème. Alors il
ne faut pas rêver des situations comme celle là ,on n’en trouve pas tous les jours !
Parfois c’est plus dur, la police doit intervenir, et souvent nous avons des gens qui sont hospitalisés mais qui arrivent sanglés comme des saucissons dans le fourgon de police.
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On découvre la famille le lieu de vie
La famille est importante aussi, car elle découvre que la psychiatrie se déplace à la maison si besoin, Il suffit d’appeler pour dire que le patient à besoin d’une visite, et hop l’infirmier ou
infirmière est là.
Le métier devient aussi de plus en plus intéressant car c’est varié. De la prise en charge globale dès son arrivée dans une unité psy, le patient sera suivi parfois pendant longtemps et cela pourra
éviter des rechutes, hospitalisations et autres. On verra que j’ai suivi un patient plusieurs années dans un autre hôpital. L’évolution est rapide depuis que les patients étaient enfermés
volontairement ou non jusqu'à leur désir de se faire soigner il y a un grand changement que j’ai eu la chance de vivre à l’instant présent .Donc un grand travail de prévention s’instaure
aussi auprès de la population. Tout le monde y gagne et trouve son compte .Les deux méthodes fonctionnent, soit en cas d’urgence les secours vous dirigent vers l’hopital psy ,soit la famille,
parfois le patient s’il en est conscient demande à etre soigné ,alternative à une hospitalisation forçée qui est plus bénéfique au niveau de l’acceptation des soins .
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On est choisi !
Grands changements, adaptation, car il faut suivre le progrès, mais aussi fonction nouvelle. Une ou un infirmière qui se rend au domicile d’un patient ne sait jamais ce qu’il va y trouver, une
personne calme, une personne anxieuse, une personne qui voudra vous voir ou non. Donc on fait souvent équipe à deux au début pour les visites, injections à domicile ou entretien.
Rien à voir avec une infirmière libérale qui va faire un soin différent, sans risque, en toute tranquillité.
Donc une évolution qui devient intéressante et je m’aperçois que les patients que nous allons voir à l’extérieur nous choisissent eux-mêmes par affinités.
Si nous avions eu une approche , un bon contact ,et surtout par affinité pendant son hospitalisation, le patient demande au médecin que ce soit celui là qui le « suive en secteur »
Ce qui semble normal une relation plus simplifiée est d’autant plus facile quand il faut administrer un traitement ou autre soin.
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Une évolution intérrésante
Le succès de cette proximité se fait sentir immédiatement, on ne va pas à l’hôpital, on y serait jamais allé de toute façon sauf par obligation ou urgence. Le public vient consulter et, une
fois par semaine , je participe au développement du secteur à ma manière.
Ensuite ,nous les infirmiers et infirmières nous nous déplaçons à domicile sur indication médicale,pour aller voir les personnes qui ont été prises en charge dans les services et qui sont
sorties.
La psychiatrie change littéralement d’objectif, avant on été emmené en psy dans les cas d’urgence, avec pompiers ou police, maintenant on prend rendez-vous avec le psychiatre en ville dans un
centre de consultation qui vous propose de vous hospitaliser si besoin !
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Le secteur
Pendant les études, j’en ai déjà parlé, on nous avait rabaché en permanence que le secteur c’était l’avenir, le secteur c’était le sujet d’actualité, le secteur, c’est ce que nous avions comme
sujet d’examen.
Le secteur c’est tout simplement un découpage géographique de la population par rapport au nombre d’habitants, qui est attribué à un secteur de l’hôpital psy dans tous les départements. Donc
certains départements on beaucoup de secteurs d’autres moins. De la dépendent les services du Centre Hospitalier Spécialisé car on change de nom du même coup . tabou quand tu nous tiens. Mais il
arrive que certains hôpitaux changent aussi de nom propre, reléguant l’histoire au plus profond de ses secrets concernant le développement de la psychiatrie.
Ce qui permet donc de soigner et prendre en charge la population au plus près de son habitat, car en même temps, on ouvre des services de consultation sur le secteur. Chaque service a son propre
lieu extérieur, la psychiatrie sort des murs. Au début ce sont des consultations dans des dispensaires qui existent déjà donc cela est facilement intégré dans la ville. Mais au bout d’un moment,
les services prennent leur autonomie et vont acquérir des locaux dans la ville sur le département, en zone urbaine, banlieue, et reste du département.ce qui fait que je participe aux consultations
du médecin assistant de notre service dans un dispensaire en zone difficile.
Par thact
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