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La psychiatrie perd son âme peut-on dire quand on sait que les nouveaux infirmiers vont sortir de la fac, cela engendre des craintes qu’il ne faille pas refuser de voir en face .
Déjà les nouveaux décrets vous invitent à venir valider votre nouveau titre pour ceux qui sont sortis des écoles à la Fac.
Mais les patients dans tout cela comment vont-ils être soignés ?
Parlons du temps où on était réfèrent mais par choix du patient ,c’est-à-dire c’était bien lui qui souhaitait que nous le prenions en charge avec
d'autres personnes de l'équipe mais avec un choix initial orienté vers le soignant réferent.
Ainsi arrivé dans le service, il était courant de faire « le tour » du service et d’aller à leur rencontre, de prendre de leurs nouvelles après un échange avec les collègues sur la situation du service en général et sur les patients en particulier.
Comme je l’ai déjà dit certainement je me souviens des paroles d’un vieux chef de service qui faisant irruption dans le bureau infirmier lors de son passage demandait qu’il y a t-il à signaler ?
Rien de particulier Docteur et sa réponse était imparable : sachez Monsieur qu’en psychiatrie, il se passe toujours quelque chose de plus ou moins important pour les patients !
Belle leçon à retenir tout au long de sa carrière car c’est vrai passer huit heures dans un service, il se passe toujours quelque chose avec les patients, c’est à nous de le découvrir !
Sitôt les consignes passées par exemple je me souviens des infirmiers et infirmières de l’équipe précédente lors des transmissions des consignes, avec Melle x on a pu rien en tirer ce matin impossible de lui faire sa prise de sang !
C’était vrai certainement, mis le sens de la mauvaise humeur, il faut essayer de faire une approche différente afin d’avoir en premier lieu une mise en confiance, et en second lieu comprendre le pourquoi de la chose !
Et croyez vous ce qui se passe dans ces cas-là ,où un ,ou une autre a échoué, il faut rétablir le lien de confiance et emmener petit à petit à accepter soit son traitement injectable, soit une prise de sang, ou autre.
On retrouve dans ces cas-là le ou la patiente avec qui faudra bien arriver à un accord sans violence si possible, je le souligne bien.
Dans ce métier si on utilise divers stratagèmes ,il faut s’y tenir, si le patient vous fait du chantage à vous de ne pas vous laisser faire ,s’il devient violent ou opposant à vous de calmer le jeu car sinon, on arrive à rien !
Mais qui va comprendre que nous pouvons passer un jour à faire un traitement retard ?
Pas beaucoup de gens généralement, et si on fait ce métier c’est bien pour cela, pour notre patience qui fait notre force, par pour que l’on soit incompris !
Reste que notre patient pour qui nous assurons ce prise en charge dans un mois quinze jour trois semaines quand il faudra refaire une injection de traitement retard ne recommence pas à opposer un refus !
Le soin en psychiatrie qui est bien spécifique est réservé à des gens qui sont formés pour cela ……
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