Chef inutiles

Publié le par thact

Le service

Le service, on le prend, on le quitte, on l’assure, une fois par jour, deux fois parfois !
Tiens il y a des volontaires, il manque une personne au dernier moment pour faire la nuit ?
Ben d’accord ,je peux le faire ,cela arrivait parfois à l’époque où nous étions encore capable de « faire un doublage  » !et puis un jour les chefs ont décidé, vous ne pouvez plus faire comme ça ! Vous ne pouvez plus travailler plus de huit heures !la loi c’est la loi ! Ah bon alors terminé on n’a plus  à faire de « doublages » la loi étant la loi, alors on fait comment ? Au dernier moment,la loi était contournée et l’on faisait comme avant !
Tout cela pour dire que quand on pouvait encore s’arranger entre nous personnels soignants,le fonctionnement du service n’était pas perturbé ,mais à partir du moment ou les anciens infirmiers (ères) devenait cadres, ils devenaient aussi plus du tout soignants mais administrateurs du service de l’unité et rien d’autre !
Certains avaient toujours l’esprit soignant mais d’autres comme par miracle ne se souvenaient plus qu’ils l’avaient été ou ne reconnaissaient en tant que tels !
Et les patients dans tout cela ?et bien aussi eux ne les reconnaissaient plus comme soignants et n’avaient qu’une relation uniquement en cas de besoin ,de toute façon les nouveaux chefs n’étaient plus dans l’unité les trois quarts du temps en réunion, ailleurs mais très peu dans les services.
Que d’heures passées en réunion et autres foutaises administratives ,seules les réunions hebdomadaires passer à étudier chaque dossier en compagnie des médecins avait un intérêt certain celui de s’occuper des patients !que de temps perdu, pas étonnant qu’à force, au fur et à mesure, on ait réduit la quantité de chefs !
Pour compter les croix des personnels présents et absents chaque jour, supprimer des congés, supprimer des repos et téléphoner au domicile pour savoir si on pouvait venir travailler sur notre temps de repos et organiser des réunions, on pouvait se passer de chefs !
De toute façon ils n’étaient en service que dans la journée, heureusement que nous étions autonomes, le reste du temps on s’en passait.
Voilà les patients, on s’en occupe, on connaît notre travail,et vingt quatre heures sur vingt quatre trois cents soixante-cinq jours par an.Passer du temps en réunion était souvent du temps perdu ou rien ne sortait d'intéressant et passer du temps à écrire réduisait notre présence auprès des patients
En parlant de tout ceci je voudrais vous emmener vers les heures passées à écrire pendant le service, un temps perdu aussi mais nécessaire, il faut laisser trace de notre travail des prises en charges ,des soins ,des accompagnements !

Publié dans histoire de choix

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article