tout est différend

Publié le par thact

Rien d’uniformisé ,ce sera toujours pareil

La routine s’installe bien rodée, les anciens patients déposés par les familles pour partir en vacances tranquillement un jour et puis oubliés au retour de vacances  sont nombreux, il n’y a des admissions donc  quand certains disparaissent, sortis en maison de retraite ou décès, ou des plus jeunes sont réinsérés dans la société.
Routine qui est pesante, lourde de significations sociales, les patients sont là pour longtemps car on ne trouve pas de place pour les mettre ailleurs.
Alors que bien souvent ce n’est pas justifié qu’ils soient hospitalisés en psy, mais plutôt dans des structures de réinsertion pour certains, maisons de retraite pour d’autres, maisons d’accueil spécialisées pour encore
d’autres.
On en accompagne parfois dans les ateliers, ou, ils y vont seuls depuis longtemps, poterie, menuiserie, encadrement ,reliure, sandales, cuisine, mais on se fait une joie d’aller à leur rencontre sur place, et en compensation eux sont contents de montrer qu’ils sont capables de quelque chose.
Maigre constat du soin en psychiatrie, les autres hôpitaux où j’avais travaillé avait le même fonctionnement, mais c’était moins marquant, il nous semblait que nous faisons du soin aussi bien dans l’un que dans l’autre. Mais les innovateurs de la psychiatrie institutionnelle les « grands psychiatres de référence »de l’époque avaient pensé que les patients qui étaient hospitalisés, en travaillant devaient recevoir un salaire sous forme de pécule. Donc les ateliers avaient fleuris dans les hôpitaux psy de tous cotés, puis petit à petit ils ont disparu, ces mêmes psychiatres qui font et refont les méthodes de soins ont pensé que les patients étaient là pour se soigner, mais pas pour travailler, mais au contraire pour « s’occuper  »et donc sans être payé !
La subtilité du changement en soin est ainsi faite !
D’un côté on a pensé que le travail pouvait les préparer à une sortie afin qu’ils soient mieux réinsérés, puis en réfléchissant ils ne devaient pas travailler car ils étaient là pour être soigné et le travail pouvait être une thérapie, ce qui change tout !
La psychiatrie est ainsi faite et la crédibilité d’une prise en charge laisse planer un doute.La différence entre tous les hôpitaux ,et à l’intérieur de ceux cis est tellement vaste que le doute s’installe tout le temps quand on parle de soins, de prise en charge suivant les tendances de chaque médecin de sa formation,de son école .

Publié dans histoire de choix

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