Mercredi 16 janvier 2008 3 16 /01 /Jan /2008 02:25



Un peu d’histoire

Les « gardiens de fous  »vont disparaître définitivement et je serais un remplaçant de ceux cis quand je rentrerai suite au concours comme élevé infirmier. J’ai remplacé un « infirmier autorisé  ».
Petit retour en arrière pour savoir qu’a l’époque de Pussin qui était un surveillant, ne l’oublions pas, Monsieur le docteur Pinel avait remarqué la tendance de ce monsieur à être libérateur des chaînes auxquels étaient attachés certains malades.
Jean-Baptiste Pussin devient en 1785 "gouverneur de l'emploi de Saint-Prix" à Bicêtre. Dans ce service réservé aux fous, il se révèle un authentique pionnier de la psychiatrie moderne.
Le gouverneur est aidé par des garçons de service choisis parmi les malades de l'emploi: selon un très ancien usage en effet, un fou peut une fois guéri y rester comme employé, quitte à repasser au rang des aliénés si rechute il y a.
En fait Jean-Baptiste Pussin et sa femme ont déjà commencé les réformes humanitaires ayant pour objectif de supprimer cette "coutume barbare de l'usage des chaînes" pour les aliénés.
Jean-Baptiste Pussin, "chef de la police intérieure des loges, gouverneur des sous employés" osa le premier "le geste inaugurateur". Il commença par choisir le personnel parmi les malades guéris ou les convalescents. Puis il s'agit, et cela durera jusqu'à la découverte des neuroleptiques, de conditionner les malades par un système de punitions / récompenses, de bons malades / mauvais malades.
Par thact - Publié dans : Un peu d'histoire pour comprendre - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 /01 /Jan /2008 03:32
Ca évolue


Facile d’obtenir la mutation pour aller vers les grandes villes, le personnel est conséquent partout, mais les grands centres en ont besoin davantage car il va falloir développer la psychiatrie de secteur, c’est la grande mode. La population est plus importante, la clientèle dédiée aux hôpitaux psy aussi. La proximité et la chimiothérapie sont associées dans cette grande évolution qui ont été les thèmes de nos études, approfondis en long et en large. La psychiatrie doit évoluer, on va ouvrir les hôpitaux les gens seront soignés chez eux au maximum, grands projets, époque en vogue, on sort de l’asile, les hôpitaux vont devenir des centres hospitaliers spécialisés, bref le grand chamboulement. On verra que ce sera plus long pour certains à mettre en œuvre,enfin celui où je viens d’etre muté pas de problème ça va évoluer rapidement.Plus tard ailleurs ce ne sera pas la même musique .
Par thact - Publié dans : Ca continue et ça évolue - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Lundi 14 janvier 2008 1 14 /01 /Jan /2008 02:35
Après un début prometteur, je continue mon métier de choix, avec double activité payé comme infirmier, et bénévole de la sécurité civile. Maintenant que je suis à la grande ville, ville que je connais à fond puisque j’y vis depuis l’age de 15 ans, profitons de la liberté de divorcé et vivons à cent à l’heure !
Bonjour, madame, bonjour Monsieur, je suis le nouvel infirmier muté dans votre service, et je viens faire connaissance. A bien vous venez de ce service spécial ,vous allez raconter à vos collègues d’ici comment ça marche là-bas ! Le ton est donné, je suis en face d’une matronne qui sort tout droit vu son age, sa corpulence, des écoles de bonnes sœurs  de la vielle époque. «Bien souvent les écoles d’infirmières, métier féminin étaient souvent issus de couvents et dirigés par des religieuses  ».Les traditions venaient également que les couvents recevaient tout ce qui passait dans la rue, pèlerins malades et autres, et les asiles furent souvent d’origine religieuse. C’est moi la surveillante chef, le patron vous recevra plus tard et vous verrez mon adjointe plus tard également elle est occupée pour le moment. Trente ans après la mémoire ne me faillit pas, je me souviens toujours de cet accueil qui fut à la fois chaleureux et significatif. Un c’est moi qui commande ici, deux je ne la ramène pas !
Cela s’est confirmé plus tard, c’était bien le genre qui commande tout, le service, les agents le patron pour lui indiquer un traitement éventuel à administrer, et de plus toujours là quand on en a besoin ou même quand on n'en a pas besoin ! Ça change du dernier hôpital le premier ou j’ai commencé, ou là-bas on ne la ramenait pas trop, et il n’y avait que des agents masculins. Il y avait les grands chefs, les sous-chefs les petits chefs, et la patronne pour diriger le service. Quand on arrivait on nous informait que nous étions jeunes, « un peu court en études » par rapport aux clients dont nous allions côtoyer et que nous avions huit heures pour nous défendre et les autres vingt-quatre pour nous observer !
Bon revenons à notre hôpital de la grande ville ,l’évolution de la psychiatrie, des soins de proximité qui se mettent en place ,le plein boom !
Voilà je visite le service, on me dit que je vais travailler là à tel endroit, on me présente les collègues, puis brièvement l’hôpital, l’administration, et le reste.
Retour dans le bureau significatif de la chef principale il est en hauteur !
Et évidemment premier planning. Vous avez pris vos congés de l’année jusqu'à présent ? oui madame, heureusement car ici on vous ne les aurez pas donnés si vous ne les aviez pas pris là-bas  !
Par thact - Publié dans : le changement - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Dimanche 13 janvier 2008 7 13 /01 /Jan /2008 07:03
Pourquoi avoir fait ce choix, pourtant j'avais le choix, pourquoi celui là?
Question que je me suis souvent posé ,j'avais un métier, j'étais jeune, c'est vrai que déja j'avais une préférence ,dictée par un premier choix qui était plus généralisé.Alors arrivé à un tournant il falliat soit rester sur ses positions soit avancer oui mais vers ou ?
J'étais secouriste , puis spécialisé en divers secours , puis moniteur, puis chef d'équipe, puis plus rien !
je venais de me marier,alors quand j'ai un an après divorce ,il y avait une erreur !
Mais j'avais le choix, alors pourquoi avoir pris cette voie, il me semble interressant de devellopper davantage cette orientation, alors que d'un coté comme de l'autre c'était kif kif !
D'un coté je faisais la différence ,pompier !,de la tenue, ca brille, on défile, on rend service, on est logé ,au bal les filles ca marche, un emploi sur ,une belle carrière, et un seul but aider son prochain ,là c'est le théme d'origine qui ressort .
D'un autre coté ,meme avantages ,mais pas de tenue qui brille, on défile que pour les grèves, on est pas logé, mais on a une belle carrière ,on a un emploi, on rend service ,on aide son prochain,(on retrouve le meme but ).
Alors c'est décidé je passe le concours d'infirmier en psychiatrie !
Ca commence bien,moins payé que mon ancien métier, pour le 14 juillet les copains qui ont pris l'autre voie défilent en grande tenue, moi je suis enfermé  car je suis de service !
Le seul défilé que je me paye c'est celui de la grève !
On le voit un choix qui ne laisse rien au hasard ,si celui du choix ,volontaire ,décidé a aider son prochain à lui apporter réconfort ,il est fait c'est parti !
Je commence par quatre ans dans l'enfer des fous, (le bouquin qui sort à l'époque),et on apprends le métier  dans ce meme lieu ,sur le tas ,à l'école .Je passe mon diplome ,et je quitte le service pour un autre hopital dans la grande ville !Soit on reste dans ce genre de service toute sa vie soit on va voir ailleurs ,pas de regrets d'avoir été voir ailleurs !
Changement de régime !

Par tahct - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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