Mardi 2 septembre 2008
Petit aparté


Que peut-on faire comme différence entre manière de soigner et manière d’être soignant ?
Je vous pose la question, comment on prend en charge un patient, et de quelle manière ?
Vous avez suivi jusque-là si vous avez respecté l’ordre chronologique diverses aventures en psychiatrie, mais jusque-là nous n’avons pas encore bien marqué cette différence entre soignants de même niveau.
Les infirmières DE (diplômé d’état) ,arrivent dans les services de psychiatrie, les infirmières et infirmiers  de secteur psychiatriques les voient d’un mauvais œil !
D’une part les grands syndicats infirmiers des diplômés d’état ont refusé une équivalence aux infirmières et infirmiers en psychiatrie, d’autre part la profession sera supprimée carrément, et pour finir  elles veulent venir les remplacer en psychiatrie.
Donc aucune formation pour les unes, aucune spécialité reconnue pour les autres, le soin en psychiatrie va devenir difficile !
Premièrement les rapports de services vont changer, on ne va voir que des observations somatiques !
Comment soigner avec cela, en santé mentale !
Deuxièmement la manière et là je viens aux points les plus importants, autant nous prenons le temps en psychiatrie, les vieux infirmiers autant les nouvelles sont pressés dans leur travail !
Par exemple en service de médecine générale on doit faire une injection en un temps donné point c’est tout !
Alors arriver en psychiatrie et ne pas comprendre qu’une injection à faire ne peut être chronométrée cela leur pose des problèmes, et pourquoi elle n’est toujours pas faite cette piqûre au bout d’une demi-journée voire plus parfois !
En psychiatrie, on a le temps ,il faut parfois évaluer la possibilité de pouvoir faire un soin, voire de le reporter voir d’attendre l’acceptation volontaire du patient, voire avoir de la patience !
Donc incompréhension de ce coté là !
Ensuite la différence en psychiatrie autant d’infirmières que d’infirmiers, différence très appréciée par tout le monde, on a parlé des patients, mais les infirmières aiment bien aussi avoir quelques hommes à leurs cotés, très rassurant et bonne ambiance !
Et la différence majeure je dirais, celle que l’on ne remarque, j’en suis persuadé jamais, c’est d’être à la hauteur du patient !
Soit sur une chaise, soit à même hauteur que lui dans sa chambre quand il est couché ,soit assis à coté, en face ,dans un entretien, là est la différence avec une infirmière de soins généraux qui vient de sa hauteur à elle vous intimer vous préparer car elle veut faire un soin et ne passera aucun moment de relation verbale avec le patient, elle n’a pas le temps !
Grande différence majeure pour une personne soignée, être a sa hauteur, c’est  se mettre à sa place pour le comprendre voilà un rôle important que personne ne remarque jamais !
Dernière observation : merci dans ma carrière à celles qui sont venues en psychiatrie travailler auprès de nous car elles ont pour certaines appris beaucoup de choses, sur le terrain et ont changé leur comportement au niveau du soin et de la relation.
Cela n’est pas sans intérêt, mais nous avons que c’était un comportement sans aucune arrière-pensée même si elles en tiraient des bénéfices secondaires comme on dit !
Travailler avec des hommes, apprendre autre chose soigner autrement, mais aussi grands regrets quand nous serons complètement disparus des services, « I.S.P.en voie de disparition » !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 19 août 2008
Mais les patients dans cette affaire ?


Comment vivent t’ils ces changements est difficile à dire, la multiplication du personnel dans les services
qui vont être à proximité du patient, va bouleverser les habitudes. Nous allons nous retrouver après la mixité des soignants  et des patients avec une multitude de gens dans les services qui vont œuvrer ensemble pour le bien du patient.
De l’entretien d’accueil avec l’infirmière ou infirmière qui va le prendre en charge dès son admission, en passant par l’entretien avec le médecin où vont se retrouver un soignant, un ou une psychologue, parfois un cadre, une stagiaire, cela fait beaucoup de monde autour de lui.
À la sortie d’un entretien médical, le ou la patiente se retrouve au final avec le soignant qui va le côtoyer tout au long de son hospitalisation. Du réveil le matin pour examens éventuels bilans sanguins, prise de constantes, soins parfois, il ne reste plus que le soignant auprès de lui toute la journée. Repas, organisation, consultations diverses si besoin, et accompagnement de la personne hospitalisée avec qui le soignant va passer huit heures, et un autre prendra le relais trois fois par jour. Mais dans les équipes,les plannings  vont êtres modulés, certains agents vont travailler en journée, avec des horaires variables. Pauvre cadre qui va passer de soignant à un rôle de planificateur et qui se targue d’être cadre en sortant de son école et même ne se reconnaît plus soignant pour certains !
Ne leur reste plus qu’à être une personne qui va passer son temps en réunion, gérer l’unité ou le service comme un grand responsable et que le patient ne reconnaîtra plus comme réfèrent à qui parfois il pouvait se confier comme à un soignant.
Changement profond, plus de « chefs » dans les équipes le matin, le soir, la nuit, on réduit les effectifs, un par jour et quand il quitte le service ou son bureau ou il ou elle à passé la journée, les soignants se retrouvent seuls avec des responsabilités administratives et autres en plus de leur tache de soignants.
J’ai refusé à plusieurs reprises les propositions d’être cadre, dans cet hôpital, vu la tournure de leur rôle qui les éloignent du soin ,de la prise en charge du patient, alors que, dans un autre hôpital, j’en faisais fonction, mais la prise en charge était différente. C’était l’époque ou le cadre était encore soignant !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mercredi 13 août 2008

Adieu cadre unique



Il y avait des chefs de service qui, pour certains, mais pas tous heureusement  avaient hérité de la fonction de  « médecins directeurs » ils vont voir  leurs pouvoirs se diminuer.
Faisant la pluie et le beau temps dans leurs services, maîtres de toutes situations, pouvoirs exclusifs du seul qui sait,qui veut ,qui exige,qui va placer le personnel qu’il souhaite dans les rôles de chef  vont déchanter !
D’abord ils ne seront plus maîtres du personnel en n’étant plus les seuls à faire la pluie et le beau temps, voulant certains personnels dans leur service, en refusant d’autre. Terminé les salades d’ami ami, mais ce sera les syndicats qui feront ces choix ,au lieu que ce soit la direction  à laquelle devait revenir ce droit ! Même si des Directeurs du Personnel deviennent D R H nouvelles appellations, et vont essayer de gérer le personnel, mais les Infirmières Générales deviendront Directrice des Services de Soins et responsables des personnels para- médicaux.
D’une part on va dans une école pour étre nommé cadre ,puis cadre supérieur,ce qui fait que les syndicats sont réduits dans leurs fonctions de « placer les copains d’abord »,mais au retour des écoles il y a quand même des surprises !
Certains ne s’attendent pas à se retrouver à des postes qui leur conviennent pas ,les copains des copains eux en profiteront !
Fin du cadre unique et enfin rôle propre de l’infirmier va pointer leur nez rapidement pour le bien de tous en même temps que les médecins ne voient pas d’un bon œil et pour cause, multiplication de catégories de personnel et moins  de responsabilités envers eux !
Le cadre unique c’était la chose qui faisait que le rôle thérapeutique des infirmiers  faisaient tout !
Accompagnement de patients, ménage, repas, soins, secteur, et j’en passe !

Si les ASH commencent à arriver, ce ne sera le début que d’une longue série, aide soignants, amp,assistantes sociales et psychologues intégrés dans les équipes, et enfin grande polémique les infirmières DE qui viennent travailler en psychiatrie soulèveront de problèmes majeurs dont on abordera le sujet plus tard ,mais c’est toujours un dillemme au moment ou j’écris ces mots !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Dimanche 10 août 2008
La prise en charge et les relations changent

Il ne faut pas que j’oublie de signaler que certains changements sont intervenus depuis l’arrivée du nouveau chef de service.
D’abord les patients et le personnel sont mixtes, c’est un changement profond dans la manière de prendre en charge les patients. Mais rien n’est encore uniformisé, donc chaque chef de service fait ce qu’il veut,dommage pour les gens qui sont soignés dans ce contexte. Il est beaucoup plus facile de soigner une personne qui aura le choix de son soignant, avant d’avoir le choix de son médecin enfin un peu plus tard.
Et, pour le soignant, il est aussi plus facile d’établir une relation dans un prise en charge par affinités si j’ose dire avec la personne soignée.
Le choix se fait à l’appréciation du contact entre les personnes qui vont passer un moment de soin ensemble, même si au départ ce choix n’est pas toujours donné par urgence ou autre, il se fait systématiquement par la suite.
La relation s’améliore  grandement et il est plus facile de soigner dans ce cas-là mais attention à toujours gérer les situations sans déborder !
D’une part toujours gérer les transferts,respect du secret médial ,de la personne ,des droits ,et d’autre part empêcher que le patient ne veuille qu’une relation exclusive, ce qui permet de passer le relais à d’autres soignants  si nécessaires et de plus le soignant n’est pas là en permanence !
Les petits plus qui font que nous sentons que l’on se dirige vers un soin de plus en plus de qualité se précisent, mais au fil des années ce sera le contraire qui se produira, on verra pourquoi.
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 5 août 2008


 Adaptation permanente

Nous sommes dans les antres encore de la psychiatrie qui soigne par chimiothérapie ,les médicaments mis au point vers la fin des années soixante  qui ont permis de commencer à soigner  sérieusement, de stabiliser les patients sont toujours efficaces  à l’heure actuelle.
Mais de nouveaux traitements arrivent sur le marché , des traitements-retard plus efficace puisqu’ils font effet pendant plusieurs jours, voire semaine, et qui rendent la vie plus facile à tout le monde. D’une part, les patients peuvent sortir plus rapidement chez eux ,et ils seront suivis en « secteur »,c’est-à-dire pour certain un traitement injectable tous les 15 jours voire  tous les mois. Cela entraîne une adaptation, il faut voir si le traitement est efficace et pendant combien de temps !
D’autre part le personnel doit suivre cette évolution en surveillant la durée d’efficacité puisque  ce sont les infirmiers qui voient le plus souvent les patients.
Généralement tout est vite équilibré pour le bien de tous.
Nous sommes confrontés à un nouveau problème, les patients vont bien et certains ne voient plus l’utilité de recevoir l’infirmière qui vient faire la piqûre. Résultat tout à recommencer et ils se retrouvent hospitalisés, on recommence !
Ce sera souvent le cas, parfois des médicaments vous stabilisent et un beau jour, on se sent mieux, donc plus besoin de prendre tous les jours les médicaments !
La psychiatrie, ses pathologies qui semblent êtres peu explorées en est toujours au balbutiement, les pathologies sont difficiles à traiter et surtout longues pour stabiliser la personne atteinte . Si certaines psychoses sont faciles à arrêter , d’autres a stabilisé, beaucoup de maladies attribuées à la psychiatrie seront longues à explorer.
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 29 juillet 2008
Des grains de sable dans les rouages


On va fonctionner comme des rois une machine bien huilée qui fera des envieux, et la porte du service pour y entrer sera très longue à ouvrir !
D’abord les gens ne doivent pas être enfermés pour êtres soignés c’est interdit et inhumain !
Donc les portes du service et des unîtes du service seront ouvertes presque toutes, on change de méthode !
Les droits des patients sont respectés pour la seconde fois de ma carrière !
Les médecins affluent dans le service, les patients sont vus régulièrement et non pas au petit bonheur la chance, a chacun son médecin.
Par contre ,respect pour le nouveau patron les autres n’ont qu’à prendre de la graine, humain avec tout le monde ,respect des patients, ils sont informés de ce qui va se passer comment on va les prendre en charge, ce que nous allons faire, quand ils reverront leur médecin, c’est du velours !
Comment ne voulez pas faire du bon boulot après cela, il faut faire la part des choses une bon prise en charge limitera le temps d’hospitalisation, et une rupture moins longue avec la vie extérieure, la société, le travail, la famille.
Mais quand on est en face d’un médecin qui va hésiter, être incapable de décider rapidement ce qu’il faut faire, le patient ne saura à quoi s’en tenir, il demandera à voir son médecin en permanence, sera hospitalisé plus longtemps etc.…
Et le soin derrière à vous de vous débrouiller, avec !
Surtout quand le médecin vous donne des consignes hors entretien, c’est-à-dire sans l’avis  de la personne, son consentement, tout cela par peur de réactions, ce qui peut amener de la violence alors que cela aurait pu s’éviter si le médecin avait été plus clair d’abord avec lui-même ensuite avec le patient et enfin avec l’équipe !
Donc on fait avec ce que l’on a, les écoles sont différentes chez les psychiatres, mais les patients sont identiques pour tous !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 22 juillet 2008
Enfin il était temps


Nous voilà à l’oeuvre on en a déjà entendu parler, il paraît que c’est son 15e hôpital, il a déjà tourné !
Les choses sont claires au départ, premièrement un service plein de chroniques, cadeau de l’ancien toubib enfin des autres toubibs puisque deux services se sont mis d’accord pour laisser des unités afin de créer le nouveau service !
Voilà il va falloir vider !
C’est ce que je voulais dire plus bas, les patients qui traînent dans le service depuis quinze ans vont  partir à la maison de retraite, les jeunes vers un autre avenir, CAT ou autres, beaucoup de travail pour éclaircir le service.
Le point d’honneur c’est que nous allons attaquer le secteur et le travail sur le terrain à fond, et quand on va voir dans les maisons de retraite, on remarque que les autres toubibs de l’hosto récupèrent les patients dans leurs services eux-mêmes lors de leurs visites !
Retour à la case départ !
Pauvres patients, ils n’ont pas de chance.
On vide à tour de bras, et les admissions commencent à fonctionner, on fait notre boulot !
Certains ne supportent pas le régime travail  et préfèrent se casser ailleurs grand bien leur fasse !
Il est vrai que depuis le temps qu’il étaient au ralenti dans les services etre réveillés brutalement pour se mettre à bosser c’est dur !
Fini de passer la matinée à lire le canard les pieds sur le bureau en attendant qu le temps s’écoule !
J’adore, je reprends le rythme abandonné pendant deux ans, mon métier quoi tout simplement.
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Vendredi 18 juillet 2008
j

Un boss bien rodé !


Coup de chance sans doute mais heureux hasard bien organisé !
Et la musique va changer, le nouveau arrive en roi, mais on va se plier à son règne comme des responsables à la hauteur !
Enfin on va peut-être pouvoir faire notre métier ,être responsables,prendre en charge les patients différemment,enfin on y revient ,j’ai choisi ce métier ,et j’ y tiens!
Depuis le temps que je rêvais de changement, il était sûr qu’un jour, cela arriverait, mais la patience est mon défaut premier !
D’abord première des choses, c’est lui qui arrive donc c’est lui qui veut nous voir, ça change, ensuite les premières paroles :on se ne connaît pas, on va bosser ensemble, mais je préfère vous prévenir que cela va être différent, la manière est brutale, mais efficace, ceux qui veulent partir ailleurs ils ont le droit, je ne leur en veux pas !
Mais avec moi cela va marcher comme cela , vous allez faire votre métier ,moi le mien ,et l’on va fonctionner ensemble comme une machine qui tourne parfaitement.
Qui veut partir ?
Immédiatement personne, mais quelque temps après quelques infirmiers chroniques quitteront le service sans se faire prier, incapables de s’adapter à une manière de travailler, incapables de prendre des responsabilités, bref ils partent ailleurs retrouver d’autres médecins chroniques dans des services chroniques, avec des patients chroniques, des infirmiers (ères) chroniques ,et des « surveillants » chroniques !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Samedi 12 juillet 2008
Tiens voila du nouveau !

Train-train habituel des soins d’escarres, des blessures, sans gravité des maux de tête, il va falloir que je fasse quelque chose !
Maladie, jamais dans ma carrière, sauf accident et une opération, et en fin de carrière mais pour d’autres raisons, on verra plus loin.
Mais on entend des bruits de couloir, un médecin nouveau arriverait dans l’hôpital, penser à changer par demande de mutation dans le même établissement étant impensable, tous les médecins sont à la même enseigne, donc tous graves, il ne reste plus beaucoup de solutions envisageables.
On patiente et qu’avons-nous bien fait de patienter !
Il va y avoir du changement.
D’abord les rumeurs enflent sérieusement, un médecin va arriver,c’est sûr !
On se retrouve sur une liste tout d’un coup, publiée dans le service voilà on va déplacer des patients, et vous avez une liste de personnel qui va s’en occuper !
On surcharge des unités de chroniques, on se retrouve avec, et pleins de copains, eux se retrouvent dans les autres unités. On a pigé, les patients, deux unités et  le personnel qui va avec chez le nouveau médecin.
On se croirait, je ne sais pas ou, mais quel contentement, on ne reste pas avec le vieux toubib, on va avec le nouveau, tant pis !
Et au dernier moment, la veille de l’arrivée du nouveau  boss certains reçoivent une lettre leur indiquant leur nouvelle affectation, ils restent avec le vieux toubib !
Déception pour ceux là même qui ont toujours eu la « cote » mai rigolade profonde pour nous qui étions content d’être du voyage !Ha on fayotte ben faut en profiter maintenant !
On sait ce que l’on perd mais tant mieux c’est sans regrets et à la prochaine !
Pensons à demander la révision de note en fin d’année ce sera toujours cela de pris !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Lundi 16 juin 2008

Ques à co ?


Autre découverte, en arrivant ici les renforts !
Ques à co ?
Voilà quand il manque du personnel dans une unité, maladie et autres, maternité accident du travail, on va renforcer l’équipe de l’unité de soins, du service, éventuellement d’autres services. 
Ça c’est nouveau, je ne connaissais pas, donc on va m’étrenner dans les renforts sur le service !Il y a un cahier de renforts, chacun son tour on y va, et l’on marque à tour de rôle qui se déplace pour aller aider les copains !
Je crains le pire !
Effectivement, j’avais raison, de craindre le pire, d’abord ne pas me laisser marcher sur les pieds, je veux bien rendre service mais pas me faire baiser.
Pas loupé tu vas aller en renfort demain matin dans telle unité, ils ont besoin de nous, soit pas de problème, je vais découvrir ainsi le service, car personne ne me l’a fait visiter à mon arrivée bien sûr .
Comme à l’habitude café puis à sept heures départ pour l’unité désignée,, je découvre une bonne femme sous des arcades avec une serpillière à la main, qui me demande qui je suis, et aussitôt m’agresse !
Comment vous arrivez quand c’est fini, on à plus besoin de vous !
Merci madame enchanté au revoir  si vous n'aviez pas  besoin, ne  fallait pas demander !Enfin tout cela dans le désordre, et demi-tour, adieu la surveillante, je crois que l’on m’avait joué un tour !
Retour a mon unité, tiens déjà fini le renfort dit le chef . oui il semble qu’ils n’aient pas besoin de nos services !

Première anicroche et je comprends rapidement, il y a des unités dans le service ou il est agréable d’aller renforcer, comme il n’y a que des unités femmes, cela nous plait bien, mais a certains endroits non et c’est pour cela que j’avais été propulsé là ou personne ne voulait aller, et pour un coup d’essai c’était un coup d’essai !
Ensuite on m’explique, si on t’envoie en renfort, tu téléphones pour confirmer que tu viendras, et t’y vas juste quand elles on besoin , pour le repas à midi le lever le matin, le repas du soir et le coucher, le reste du temps tu reste dans l’unité !
Je n’avais pas tout compris au début maintenant je pige !
Par contre la mère serpillièuse-balayeuse avait fait ses remarques, si vous envoyez quelqu’un quand c’est fini,
Et dès que le chef m’a rapporté cette information, je lui ai dit que pour nettoyer le sol elle avait fini effectivement quand je suis arrivé !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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