Jeudi 19 février 2009

Il en a de la chance !

Tiens bonjour les collègues, dans ce métier, je n’ai pas hésité à changer de lieu d’exercice, chaque fois que c’était nécessaire soit pour un rapprochement familial,
soit à cause d’une nécessité familiale, et je ne regrette pas ces changements, car j’ai pu voir autre chose qu’un seul et même service toute ma vie dans un seul centre hospitalier !
Je travaille avec des collègues qui eux ne sont jamais sortis du nid, jusqu’à leur retraite !
C’est pareil pour ma profession, un choix de techniques complémentaires s’ouvrent à vous, ou vous en profitez et vous vous spécifiez encore davantage, soit vous vous repliez dans un tranquille train-train et je comprend que certains en aient un peu marre parfois.
Voilà que nous pouvons améliorer la vie de nos patients qui sont souvent hospitalisés pour de grandes périodes, donc profitons en et eux avec.
La prévention c’est bien, mais avec cela il y a aussi le suivi quand ils sont sortis et rentrent chez eux ,qui dans un centre, qui à domicile ,dans leurs familles,avec leurs proches et se réintègrent dans la société.
Car souvent il y a de grandes coupures avec le monde extérieur ,et l’on se sent quand même mieux chez soi.
Nous intervenons donc à domicile pour le suivi de ces personnes, ce qui nous permet de venir voir ce qui se passe chez eux quand ils sont hors hospitalisation et parfois de comprendre le début des maux qui les ont emmenés à se retrouver coupés de leurs proches pendant quelque temps.
Expérience très intéressante, car si nous sommes les intrus dans une famille nous pouvons aussi parfois les aider à remonter la pente ensemble aussi bien pour la personne qui avait été  hospitalisée que pour la famille qui attend beaucoup de nous parfois.
À nous de ménager aussi la chèvre et le chou comme on dirait pour que chacun reprenne sa vie normale si possible et en tant que professionnels de la santé, nous devons aussi aider tout le monde. La « visite de secteur » était souvent le moment attendue pour un moment de réconfort, de soins parfois, et était toujours appréciée soit par la famille soit par la personne qui eût été hospitalisée.
Le moment du soin passé,traitement-retard à faire accepter ou non, sachant que quand « on va mieux on n’a plus besoin de médicaments », il faut faire comprendre que la rechute peut être là n’importe quand.
Les bilans qui nous permettent de savoir si le traitement est suivi à la maison  apportent un plus parfois dans ces échanges.le médecin traitant rencontré qui se charge parfois de l’application d’un traitement dans l’urgence,l’acceptation ou non de venir faire un bilan à l’hôpital sont des éléments du soin qui sont importants.
La priorité est d’abord le choix du patient de deux personnes qui le suivront avec qui il a eu le plus d’affinités pendant son hospitalisation, ce qui permet, je pense d’avoir au départ une très bonne relation.
Je n’ai jamais compris et je m’en excuse comment on pouvait ne faire que du suivi à domicile en n’ayant qu’une connaissance superficielle d’un dossier de patient pour effectuer ce suivi, ni avoir connu la personne, son histoire pendant l’hospitalisation.
Encore une fois la diversité offerte par les médecins psychiatre dans la prise en charge d’une personne se fait ressentir, aucune règle de soin commune, aucune manière de soigner qui pourrait avoir des règles de référence, à chacun son trip !
Heureusement que nous les soignants, nous avons une autre déontologie, que nous mettons en application plus strictement pour un soin technique tout du moins, le soin relationnel se faisant à chacun sa méthode, mais au moins dans tous les hôpitaux sur la même manière !
Prévention et suivi permettent aussi de ne pas se retrouver trop rapidement hospitalisé ,mai il y a aussi le suivi des personnes pour qui l’on aura établi des règles.On peut ainsi offrir un moment pour une journée par semaine au patient qui se verra offrir  un repas quand il viendra à l’hôpital, mais aussi un traitement à renouveler par exemple, un moment d’écoute, et à l’occasion une démarche administrative, une visite médicale.c’est le suivi le plus facile à mettre en oeuvre,
Mais cela n’empêche pas de temps en temps d’aller voir à domicile ce qui se passe, ou de l’accompagner pour une démarche extérieure, administrative, sociale, ou autre.
Mais tout le monde n’est pas motivé par la même démarche, donc si certains ont plaisir à sortir pour aller à domicile d’autres ne le sont pas et renvoient aux collègues ces taches !
On voit que la vie professionnelle de l’infirmier en psychiatrie est bien remplie  , du réveil matinal jusqu’au coucher du soleil, et la nuit pour surveiller le sommeil ou accompagner les angoisses !
Du soin en passant par les repas, les accompagnements divers, l’écoute, le dossier médical, les examens, il y a vraiment de quoi écrire !
Écrire sera dans quelque temps le prochain sujet, quand nous irons passer à une autre activité, la recherche infirmière !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Samedi 31 janvier 2009
Les patients en profitent

Oui ce sont bien eux qui en profitent,je propose un atelier vidéo ,on va choisir un programme, une émission, un film,pour ceux qui veulent participer, les week-ends sont dédiés à ces moments ,et l’on se retrouve  donc avec au départ un intérêt commun, celui de partager quelque chose !
Pourquoi le samedi ou le dimanche après midi, c’est le moment ou les médecins sont peu présents dans le service,les patients sont ceux qui ne sont pas sortis en permission ou chez eux, et parfois c’est dans ces moments-là que l’on se retrouve seul sans but précis.
L’activité d’un tel atelier  permet à la fin du visionnage du sujet choisi à l’avance avec le groupe, film, ou documentaire, ou enregistrement déjà réalisé, sorties ou autres, de pouvoir s’exprimer par la suite.
Plusieurs avantages, en s’exprimant, on a un droit celui d’être ou non écouté par les autres, c’est celui de pouvoir parler !
Déjà première des choses, on donne une chance à l’autre en étant soignant de pouvoir dire ce qu’il pense ce qu’il veut délivrer comme message,quel est son ressenti , si cela dérape souvent du sujet principal ce sera parfois beaucoup plus apporteur d’éléments constructifs pour la personne.
Ça permet aussi de savoir comment on a vécu par rapport à un autre, ce moment de visionnage, les réactions sont souvent différentes, les réflexions philosophiques débordant du sujet entraînent une grande réflexion commune !
Ensuite il y a le moment d’observation du soignant,comment la personne a été captivée par le sujet, comment elle réagit ,quel est son sentiment à la fin, le sujet avait-il été choisis dans un but précis,envie de revoir, de revivre quelque chose, de ressentir une fois de plus un plaisir,  d’avoir déjà-vu quelque chose qui avait plu ?
Bien souvent mis à part le moment d’occupation que représente cette activité les personnes se sentent bien et en profitent pour faire un peu le vide psychologique dirais-je, ils vivent autre chose se changeant les idées.
Personne n’est obligé d’y venir,on programme ensemble ces moments-là,ainsi on est sûr que, sans obligation, la personne vient avec plaisir.
Même si il ou elle ne dira rien à la fin, ce ne sera pas pour cela que la personne ne reviendra pas la prochaine fois !Mais ce n’est pas pour cela qu’elle n’en parlera pas non plus à d’autres moments, parfois ou il faudra prendre le temps de l’écouter !
Drôle de métier ou l’on prend toujours son temps pour écouter les autres,enfin à l’époque où c’était possible de le faire !
Petit aparté :ce que l’on entend plus maintenant, à l’époque ou la moindre réunion d’amis, de rencontres, était quand on abordait le sujet de la profession toujours la même réflexion :
Tu travailles là-bas et alors ça n’a pas déteint ?,il paraît que, on dit que, quand le vent souffle plus fort ça les excite, oui et moi aussi quand le vent souffle plus fort je ne souhaite qu’une seule chose que les cons se mettent à voler !
Genre de réflexion qui a disparu en même temps que le métier d’infirmier (ere) en psychiatrie, on ne les entend que plus rarement,mais les tabous sont toujours  présents !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Samedi 17 janvier 2009
Une embellie ratée

L’époque où je repars en formation est celle ci les ateliers ouvrent de tous cotés,cuisine, travaux manuels, il y a bien un qui me motive c’est celui ou l’on peut laisser le patient s’exprimer par divers moyens, sculpture, peinture, vidéo, écriture, et mon parcours professionnel va prendre un tournant inattendu. Je suis toujours et j’ai toujours été attiré par la photo, la vidéo, et je suis intéressé par la vidéo mais sous un angle différent, avec le patient, pour le patient par la patient.
Je pars en formation vidéo spécialisée, pendant un an suite à une demande de congé-formation individuel. Je travaille 80% et 20 % en formation , payé en conséquence,diminution de salaire, mais elle est payée,les frais compris
Suite à différends stages déjà suivis en vidéo- thérapie,divers niveaux ,je passe en un an ma spécialité d’infirmier conseil en audio visuel spécialisé.Une thèse, et une qualification supplémentaire. Obtenu en un an grâce aux équivalences, avec mention spéciale pour le travail de recherche !
Il est vrai que mon chef de service utilisait déjà la vidéo avec les patients donc déjà une petite idée de l’utilisation de cet outil médiateur  qui ne m’était pas étranger.
Fier de mon diplôme, je reviens voir la directrice des soins infirmier de l’établissement, et la seule réflexion qui m’a vraiment choqué  était :bravo mais ce n’est pas nous qui vous avons envoyé en formation !,c’est vrai c’était à la demande de mon chef de service !
Voilà les conséquences d’une guerre sans merci entre un chef de service fâché avec les administrateurs, toujours en bute avec eux (amélioration des qualités de soins-protection des patients,lieux de soins obsolètes,) tous les motifs étaient bons !
Je suis donc spécialisé encore plus et seulement et c’est bien dommage seul utilisateur de ce nouvel outil dans le service où je travaille.
Dommage de ne pouvoir partager un savoir et une connaissance avec davantage de personnes !
Il y a bien une vacance d’un collègue et ami qui va partir dans un autre hôpital prendre d’autres responsabilités, et qui me propose de reprendre sa place !
Du rêve ,c’est la cellule audio -visuelle de l’établissement qui ne sert que pour des reportages de sorties de patients , à la demande de la direction (horreur ,reportage et image de l’établissement et l’image de ses administrateurs ),rien à voir avec du soin !
Mais le pire sera au recrutement fait pour ce poste,syndicats obligent,une personne est choisie sans formation ,sans connaissances sans qualification dans ce domaine  et prend ce poste !
Epoque ou les syndicats se partagent les postes « planqués » de leurs amis à différends échelons !
De quoi en avoir gros sur la patate surtout quand il vient me demander des conseils euh ! à votre avis ?
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Vendredi 2 janvier 2009
Les soignants changent

On a la chance de pouvoir maintenant choisir les formations que l’on souhaite suivre dans le cursus professionnel , et cela c’est nouveau , car jusque-là c’était l’époque où l’on envoyait qui l’on voulait en formation.Une  nouvelle ère arrive, bien que contrôlées, accordées après décisions des chefs de services, directeurs, cadres,spécialistes en formations  on arrive parfois à ce que l’on veut suivre comme formation. Vingt ans de retard avec les autres hôpitaux !
Suivant les formations souhaitées, cela apporte toujours un plus dans le prise en charge avec les patients. Allant de l’amélioration des soins, aux méthodes diverses de technicité pour certaines aux apprentissages d’activités occupationnelles ou de réflexions pour d’autres.
Les patients bénéficient bien sur de ces retours en améliorant leurs séjours courts ou longs dans les services. Je suis intéressé par la luxthérapie, et donc je suis une petite formation permettant de pratiquer cette technique, le chef de service ayant souhaité utiliser cette technique, on apprend la technique. Spécialisé dans les dépressions, notre chef de service utilise toutes ses connaissances en la matière et nous utilisons cette technique dans les prises en charge.
En un temps record, les dépressifs sont remis dans le circuit de la vie sociale,et peu coupés de l’extérieur,même si c’est une maladie très longue à soigner, on peut vivre à l’extérieur tout en suivant un traitement hospitalier assez efficace sans être hospitalisé en permanence.On ce fait bien soigner en dialyse tous les jours idem pour les dépressions pour comparer !
Etre dix a douze jours maximum hospitalisé pour une dépression  pose réflexion à certains, mais pour qui connaît son travail c’est un constat régulier !
Peu d’échecs dans ces méthodes de soins pour plusieurs raisons,on sait que c’est long à soigner (plusieurs années), on suit une méthode de soins assez efficace au départ, hospitalisé ,puis depuis l’extérieur et la coupure avec la vie active est très raccourcie !Et l’on prolonge un traitement qui est équilibré en permanence pendant une longue période.
Avoir le temps de soigner fait partie de la méthode normale, prendre le temps de comprendre le mécanisme déclanchant de la dépression, adapté à chaque situation, fait partie de la qualification de professionnels spécialisés à cette époque.
C’est l’époque de la vraie psychose ,celle qui est clairement identifiée, aigue, chronique,et c’est plus facile à prendre en charge et à traiter !
D’ou les formations qui peuvent permettre des progrès !
Actuellement quand on voit des stomatologues vous soigner en psychiatrie , ou faut il aller se faire soigner on se demande !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Samedi 27 décembre 2008
Actualité


On entend parler actuellement dans les faits divers des problèmes dont peuvent rencontrer les infirmières et auxquels on a toujours été confronté.Souvent sans moins de gravité mais parfois on se posait des questions et en tant que professionnels peut être que nous avions davantage de temps pour y réfléchir, pourquoi un traitement comme cela, le médecin a fait une erreur dans ses ordonnances, heureusement on s’ent est aperçu !
Je ne dis pas qu’une infirmière n’est pas une bonne ou une mauvaise professionnelle, mais simplement ,nous avions le temps à notre époque de soigner, de s’occuper des patients, de passer du temps avec eux, de les comprendre, et enfin de faire notre travail correctement.
Actuellement vous n’étés plus qu’un numéro auquel on va donner un traitement dans un temps record, puisque c’est normal que cela se passe comme cela, on voit les résultats.
A l’heure ou j’écris,je sais qu’une nouvelle affaire va peut-être faire des vagues, une plainte contre un médecin serait en cours pour erreur médicale  avec les conséquences qui en découlent !
On verra dans les jours qui suivent si cela est confirmé  ou pas ou si la plainte n’a pas été suivie.
Ou est le temps ou chacun pouvait compter sur un service de qualité quand il rentrait dans un hopital,ou il savait aller en confiance se faire soigner sans craindre pour sa santé !
Actuellement on arrive comme dans certains pays ou l’avocat envisage avec vous la plainte  avant que l’opération ait lieu ,en sachant que l’on trouvera « la faille  » a faire payer au professionnel !
Il est vrai que on se pose des questions quand il s’agit a ce jour de se faire prendre en charge dans un établissement de soins,et que plus personne n’a confiance en personne !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Jeudi 11 décembre 2008

Reprenons  notre histoire

Mais revenons à nos patients puisque nous avons fait un grand écart et nous comprendrons pourquoi la violence peut être présente et contre qui !
Reprenons le cours de notre histoire :
Il y a de quoi être satisfait mais pour les anciens, laisser les portes ouvertes c’est inattendu, et l’angoisse se fait sentir, mais c’est encore une période d’adaptation à franchir qui se fera aisément !
Mettre les protocoles en place est une autre affaire ,mais ce sera fait aussi ,et l’on découvre le plaisir de travailler dans les règles ou tout le monde est satisfait.
Réunion une fois par semaine, ça change !
Les toubibs qui ne respectent pas les patients se font jeter, quand on arrive a midi dans le service, les patients mangent puisque le  règlement le veut ainsi, alors pourquoi les médecins ne le respectent pas !
Des ASH qui font leur boulot tous les jours, y compris au repas nous rendent bien des services comme collaboratrices ,tout ce que nous voyons pas et n’entendons pas nous est rapporté ,elles ont toujours été  mes copines de travail toute ma carrière ayant un rôle important que certains dédaignaient quand même à commencer par les toubibs !
L’Assistante Sociale rôle important dans l’équipe le Psychologue, les Secrétaires, tous forment une grande équipe et le service marche bien.
Mais la coordination de l’ensemble est le seul moyen de faire face en tenant tous le même discours dans une démarche de qualité.Les accrocs sont fréquents pour une marche à suivre, dans un prise en charge par exemple, mais on arrive toujours à un accord,c’est ce qui fait notre force !
Il m’est arrivé par exemple d’enfermer un patient avec des collègues  en chambre de soins intensifs  au vu de son état, et là c’est nouveau !Les infirmiers peuvent prendre des décisions de protection de la personne, de soins d’urgence, en informant le médecin qui viendra le plus rapidement possible infirmer cette décision ou la confirmer.
Donc impossible de prendre une décision seule, en tout cas à plusieurs oui et avec l’accord du médecin  oui aussi !
Reste à être d’accord entre nous soignants ,parfois c’est unanime,parfois cela porte à discussion les jeunes nouveaux ne comprennent pas toujours le soin vu du côté des infirmiers en psychiatrie !
Par contre les patients ont souvent eu des moments de reconnaissance en me disant, vous avez fait ce qu’il fallait quand il fallait.Je vous remercie de ne pas m’avoir laisser sombrer dans la violence dans mes actes agressifs, même si cela n’a pas toujours été facile !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Jeudi 20 novembre 2008
L’agressivité

Il arrive parfois que l’agressivité naisse de plusieurs origines  en psychiatrie. cela peut être de la part d’un patient,indisponibilité du personnel face à des demandes pressantes et qui lui semble urgentes et importantes,d’une tension  du service ou tout du moins de l’unité,ou bien de la part du personnel qui doit faire face  à des demandes permanentes .Ce peut etre aussi une agression du personnel de la part d’un patient .Les pathologies sont souvent le fait de ces tensions qui entraînent de l’agressivité .Par exemple une personne en état maniaque,mal soigné ,c’est à dire mal traité au départ de la crise, sera agité pendant quinze jours !
Donc jour et nuit toujours en mouvement et toujours à surveiller, si peu qu’un peu de perversion vienne s’ajouter comme c’est souvent le cas, c’est la totale !
Donc dose de patience et exaspération alternent  parmi le personnel, et au bout d’un moment ça pète !
Obligé ,mais comment calmer un patient dans ce cas-là je ne sais pas j’en ai vu, j’ai vécu des situations très agitées, mais à chaque fois on en prenait pour quinze jours et quinze nuits !
Mal traité au départ je le répète, c’est loupé, bien traité dès le début, la crise est là, mais elle se passe dans le calme, en douceur. Encore une fois chaque psychiatre à sa méthode et son approche du traitement de la maladie mentale, mais souvent ce n’est pas toujours lui qui assure la suite !
On verra dans un autre épisode la situation du psychiatre agressé, ce qui est autre chose !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 4 novembre 2008
On reste ou l’on part !

Pour venir travailler dans ce service, il faut attendre que des volontaires aillent ailleurs, on ne tourne plus comme des ânes tous les ans, au gré du grand chef et de son humeur !On est volontaire pour rester ou partir, c’est la file d’attente pour le personnel !
C’était clair depuis le début, certains sont faits pour travailler dans un contexte particulier d’autres pour d’autres taches avait dit le chef donc adaptez vous à votre métier. Très peu de gens malades dans le personnel, la mixité parmi les  patients et les  personnels, cela fonctionne bien.
Des admissions tous les jours, et plusieurs par jour, finit l’agitation de jour comme de nuit, déranger les patients pendant qu’ils dorment, terminé ! Les urgences ont ouvert et les patients sont admis la journée au calme sans brusquerie !
De quoi bouleverser tranquillement les habitudes infirmières, les protocoles arrivent de tous sens !
L’accueil, par exemple :la personne soignante qui va chercher un patient aux urgences s’en charge jusqu'à l’arrivée à la consultation du médecin référent. Dossier en main, installé dans sa chambre individuelle. Je sais, on croit rêver, surtout actuellement  ou c’est difficile de croire ce que je raconte !
Le téléphone, inutile de demander au téléphone des nouvelles d’un parent, de demander s’il tel ou tel est hospitalisé, vous n’auriez pas d’informations ainsi !
Nous prenons le temps de demander à la personne ou nous pouvons la joindre, car nous sommes occupés, et nous la rappelons !
Protection efficace et respect de la personne !
Je sais, on croit rêver, mais nous avons la garantie au moins que c’est bien une personne qui souhaite avoir ces informations et qui en a le droit !
J’en passe et j’en passe, dix-sept protocoles ainsi mis en place au jour le jour.
C’est vrai qu’il faut s’adapter, mais on s’y fait petit à petit en douceur même si ce ne sont que des contraintes, on y voit un bout d’amélioration et de qualité dans notre travail.
Je sais, vous n’avez jamais entendu parler de cela, mais si vous aviez un médecin qui se sente motivé pour faire du bon travail, cela vous changerez la vie professionnelle !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Mardi 21 octobre 2008

Quand on se donne  les moyens ….

En parallèle certains n’ont plus leur place en psychiatrie, le tri va commencer à se faire comme je l’ai déjà dit. Placés en maison de repos, de retraite avec dérogation,pour les plus jeunes en centre d’accompagnement par le travail méme.
C’est bien de placer les patients dans les maisons de retraite, mais les infirmières ne sont pas habituées à ce genre de pathologies donc, appels fréquents venez les voir, venez nous voir, et reprenez les !
Pas habituées, c’est vrai les filles vont être formées gratuitement un après-midi par semaine aux sensibilisations des pathologies psychiatriques, c’est nouveau et ça marche !
On ne nous contacte plus pour des petits bobos styles angoisses  et autres elles gèrent très bien et l’on passe une fois par semaine à la maison de retraite !
Beau travail !
On va attaquer  les protocoles, d’abord médicamenteux, ce sera une grande guerre avec les pharmaciennes pour se mettre au top, puis les protocoles de focntionement de service !
C’est nouveau et ça marche !
On respecte les droits des patients de plus en plus, ils sont pris en charge et en règle dès leur arrivée, ils savent ce que nous allons faire avec eux, comment ils vont êtres soignés, par qui et quand, ils connaissent leurs droits puisqu’on leur énonce à l’arrivée, certains ont des leçons à prendre encore de nos jours !
Le service est à la fois animé et calme, agréable et à flux tendu, envié et jalousé !
Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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Samedi 20 septembre 2008
Reprenons le cours normal de nos soins !

Ces nouvelles pathologies, je disais plus haut qui vont envahir nos services va changer la psychiatrie !
Les nouvelles cotations employées par les médecins sur une idée de pays étranger ,comme le DSM vont catégorier les patients dans telle  ou telle  catégorie, et nous allons petit à petit commencer à voir disparaître nos psychoses, qui vont se transformer comme en état bipolaire par exemple !
Cela ne veut pas dire grand chose puisque beaucoup vont ce retrouver dans cette catégorie, mais personne ne saura comment il faut faire pour les prendre en charge t les soigner, évidemment ce seront les laboratoires qui vont faire les formations de psychiatres et vendre leurs produits pour soigner telle ou telle pathologie.
Nous nous retrouvons à découvrir  des protocoles des médicaments à tester, c’est la mode et les médecins ont les retombées (cadeaux, congrès, voyages etc.…)
Il faut donc que l’on fasse des essais de traitement, certains même sur du personnel volontaire !
Que de temps perdu en organisation de mise en place de ces essais, non pas sur l’application mais sur des détails techniques en coordination avec les pharmaciens.
Les patients eux bénéficiaient de ces nouveaux traitements avec parfois des effets positifs, comme des traitements- retard qui font effets plusieurs jours semaines ou mois !

Par thact - Publié dans : histoire de choix - Communauté : Histoires en psychiatrie
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